5 bêtises que j’essaie d’éviter de faire quand je suis déprimée (+ mes astuces anti-déprime):

Même si la tendance est aux hashtags #happy, #happyme, #happiness et autres pressions sociétales du genre, reste que (que nous l’acceptions ou non, d’ailleurs) nous sommes des êtres fragiles, parce que humains.

Et que, donc, comme tout être humain, nous connaissons forcément des moments de moins bien, des moments où l’on est franchement déprimée par tout (son couple, son boulot, sa vie, l’actualité, etc). Des moments où l’on n’est pas happy.76412975

Malheureusement, c’est toujours quand on est en pleine déprime qu’on est remplie de mauvaises envies, qui ne peuvent qu’aggraver la situation de mal-être.

Et j’en parle à connaissance de cause, croyez-moi !

Dans cet article, je vous présente la liste des 5 mauvaises idées qui germent rapidement dans ma tête quand j’ai le moral dans les choux et je vous parle également de mes astuces anti-déprime.

En route !77770206_o

1) Quand je suis déprimée, j’ai toujours très envie d’écumer les comptes Instagram des blogueuses influentes. Et évidemment, je peux y passer 5-6 heures de temps, facile ! (Voire plus… Ne dîtes rien : je sais, c’est pathétique…)

Quand je cède à cette envie, il ne me faut pas longtemps pour sentir un insidieux complexe d’infériorité m’avaler toute entière, à la vue de tous ces images fleurant bon la Super Woman Attitude.

shakehead

Quand même, c’est fou comme ces filles ont toujours TOUT bon !

Check :

– Un appartement situé dans un quartier prisé avec une vue sublime et une luminosité parfaite.

– Une déco d’un goût exquis

– Des repas nutritionnellement intelligents : plein de fruits, de légumes, de graines, peu de viande et beaucoup beaucoup de fait-maison…jusqu’aux petit-déjeuners délicieusement confectionnés par leur propre soin.

– A noter que même la découpe des fruits et la présentation des aliments dans l’assiette fait rêver…

– D’ailleurs, la vaisselle est, elle-même, esthétiquement irréprochable.

– Les instagrammeuses influentes ont toujours des idées de sorties de week-end vraiment super cool.

– Elles trouvent toujours de l’énergie pour faire du sport !

– Même quelles adorent ça, faire du sport !

– Elles ont des amies branchées et aussi cool qu’elles-mêmes.

Ah, Instagram et son univers de perfection impitoyable ! C’est dingue comme des photos censées être des « inspirations » finissent par désespérer plus qu’autre chose. Non ?76413006

 —>Mon plan contre-attaque pour ne pas finir la journée avec une estime de moi au ras des pâquerettes, parce que honteuse de perdre autant de temps à jouer les voyeuses , et honteuse d’être si envieuse de la réussite des autres  : regarder un bon DVD ou une émission sur Youtube.

Bah oui : quitte à passer des heures à larver sur mon lit, autant rigoler un bon coup devant un bon film ou se distraire en se cultivant. C’est beaucoup mieux pour l’estime de soi et le moral ! Et, en plus, je finis la journée avec la satisfaction d’avoir utiliser mon temps intelligemment et d’avoir fait des choses intéressantes/positives de ma journée.

Madame Sans Tabous - fouiner anciennes connaissances facebook linkedin google

2) Quand je suis déprimée, j’aime voguer vers les sites des blogueuses / youtubeuses / instgrammeuses qui vivent de leurs blogs/chaînes Youtube /instagram

…Et évidemment, inévitablement, je me mets à envier leur statut de free-lance et tous les avantages qui vont avec :

  • être à son compte,

  • ne plus avoir de supérieur hiérarchique

  • ne plus avoir à gérer les relations inter- collègues

  • pouvoir organiser son temps comme on le souhaite

Et surtout :

      • pouvoir négocier des contrats financièrement juteux

      • être arrosée de kilos de fringues gratuites

      • être invitée à des soirées très privées

      • se voir offrir des nuits d’hôtel dans des palaces fréquentés par les plus grandes stars.

Évidemment qu’après, en comparaison, je finis par trouver ma propre vie teeeeeeeeeeellement banale, sans saveur et sans piquant.76412703

Ensuite, je manque m’arracher les cheveux en me demandant pourquoi, OH OUI POURQUOI, n’ai-je pas la chance inouïe d’exercer un métier qui m’excite réellement ??????????smileysighplz (1)

 —>Mon plan contre-attaque pour me souvenir que ma vie vaut la peine d’être vécue, même si je ne suis pas professionnellement épanouie  : je fais un effort conscient d’énumérer mentalement les choses que j’aime dans ma vie, les domaines où je trouve que j’ai beaucoup, beaucoup de chance ( par exemple, je m’estime chanceuse d’avoir mes parents et mes sœurs en vie, je m’estime chanceuse que mon neveu soit un bébé en bonne santé et – là, je touche du bois pour pas me porter la poisse – j’estime avoir décroché ZE très très gros very big lot à la loterie de l’amour, parce que je me sens tellement bien avec HappyC).75585523_p

Bref : une fois que je fais taire les petites voix négatives dans ma tête et que je me concentre très fort pour me souvenir de ce qui est bien dans ma vie, presque automatiquement, je réalise que, certes côté professionnel, c’est la catastrophe, mais que le plus important, après tout, c’est de réussir sa vie personnelle. Et, pour ma part, la case est cochée.

Conclusion : hey ! Ma vie est satisfaisante, quand même, hein !

Madame Sans Tabous - comparer sa vie à celle des autres

3) Une autre très mauvaise idée que j’ai, quand je suis déprimée, c’est que je fais des very bad trip «  Perdus de vue ». En gros, je vais fouiner sur Google, Linkedin ou Facebook à la recherche d’infos sur des anciennes personnes de mon entourage, afin de savoir ce qu’elles sont devenues depuis.

Les very bad trip « Perdus de vue » finissent toujours mal, parce que j’en ressors toujours convaincue que tout le monde a réussi…sauf moi.

Et là, encore une fois, je me découvre amère, aigrie, jalouse – bref, que des sentiments sains, positifs et flatteurs, quoi !bored

Le truc avec la déprime, c’est ça pousse sa victime à la mélancolie, qui, à son tour, vous pousse à penser au passé. Remarquez comment, quand on est épanouie, sereine et bien dans sa peau, on ne pense jamais à se renseigner au sujet des personnes de notre passé !78682926_o

 —>Mon plan contre-attaque pour éviter les very bad trip « perdus de vue » : je vais sur Youtube et j’écoute la musique de mon enfance/adolescence (Kassav’, Zouk Machine, Vanessa Paradis, Kaoma, Césaria Evora) et les génériques de dessins animés de cette période-là ( Merveilleuse Creamy, Cats’eyes, Le Tour du monde de Lydie, Flo et les Robinsons Suisses,Tom Sawyer, Clémentine, les Schtroumpfs, les Aventuriers de l’espace, Le monde enchanté de Lalabel et plein d’autres encore ! ).

Quitte à faire un saut dans le temps, autant retomber en enfance/adolescence, non ? C’est bon pour le moral, c’est bon bon !78389559_p

4) Quand je suis déprimée, c’est là que je boulotte des aliments très sucrés et très gras, comme si ma vie en dépendait.

Manger des produits sucrés, je trouve ça réconfortant sur le coup ; mais, ensuite, je déprime tout le reste de la journée/soirée en me refaisant mentalement, encore et encore, le film des énormes molécules de graisses qui courent s’entasser direct dans ma cellulite.77741761_p

 —>Mon plan contre-attaque pour éviter le suicide par le sucre : manger des fruits très sucrés comme la banane. Je me ravitaille aussi en ananas en bocaux bio et sans sucre ajouté. J’essaie aussi de lire pour me changer les idées.

Bon, j’avoue : ça ne marche pas à tous les coups et il n’est pas rare qu’HappyC rentre à la maison…et découvre que j’ai englouti tous ses délicieux pains au lait aux pépites de chocolat bio, réservés pour son petit-dèj. Oups !

Madame Sans Tabous - déprime déprimée

5) Quand je suis déprimée, je n’ai pas envie de sortir, je n’ai pas envie de voir les gens, je n’ai pas envie d’affronter le monde extérieur, je n’ai pas envie de lire des livres, je veux juste rester allongée dans mon lit pendant des heures, à faire des trucs qui ne mobilisent aucune énergie et qui se consomment passivement : la télé, internet, manger.

Qui dit « déprime » dit « torpeur ». C’est tellement facile de laisser la flemme me gagner, la morosité s’installer, la fatigue me dominer et ce fameux sentiment de torpeur continuer à me paralyser.Zgoingnowhere

 —>Mon plan contre-attaque pour éviter la paralysie morale et physique : je pars marcher dans Paris ou même autour de chez moi.

Comme pour toute activité sportive, difficile de trouver la motivation au départ ; mais une fois que l’on est dedans, le plaisir arrive par bouillons entiers dans les veines ! Je peux alors marcher pendant au moins 1 heure ( une fois, j’ai même marché pendant près de 2h30 !!).

Quand je rentre chez moi, ensuite, je suis : toute dynamique/ fière de m’être dépassée/revigorée d’avoir pris un bon bol d’air/ heureuse d’avoir cramé plein de calories.

Voilà voilà ! Vous savez tout ! J’espère que mes p’tites astuces pourront vous aider en cas de besoin. Et surtout, n’oubliez jamais que les moments de déprime sont humains et qu’on ne peut pas être tout le temps #happy !hug

Ce texte vous a été concocté avec passion par Liberty Riveter.

2 Commentaires

  1. En voilà un article qui fait plaisir ! C’est jamais réjouissant que des gens n’aient pas le moral mais c’est notre lot à tous et j’ai l’impression que les nouvelles tendances « Healthy hyper HappynGood » nous l’interdisent ! Un petit coup de mélancolie de temps en temps, ça peut meme parfois faire du Bien. Ça permet de remettre les pendules à l’heure et de se regonfler d’optimisme ! Merci d’en parler !

    • Merci à toi pour ton commentaire, Victoria 🙂

       » et j’ai l’impression que les nouvelles tendances « Healthy hyper HappynGood » nous l’interdisent !  » —— c’est exactement ça ! 🙂

Exprimez-vous !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*