Ces collègues foireux qui m’énervent !

Depuis 13 mois, je travaille dans un endroit où je DETESTE sincèrement 2 de mes collègues . Je ne peux pas tout vous raconter ( parce que si je commence, il faudrait que vous et moi, on se bloque 6 bons mois pour que je vous raconte tout). Sachez seulement que ces 2 misérables personnes sont des sociopathes, au sens clinique du terme.

Non, je n’exagère pas : le médecin, qui officie dans l’établissement et qui connaît ces deux fripouilles depuis plus de 15 ans, partage mon diagnostic. Donc, voilà, quoi.

Et puis, d’ailleurs, j’aime pas beaucoup le chef de service, non plus. Spécialisé dans le favoritisme, les tacles publics, l’hypocrisie et la manipulation, ce mec est vraiment un sale type.

Je jure que je ne l’arroserais même pas de mon vomi si, un jour, il prenait feu et que mon vomi, justement, soit sa seule chance de survie.76412385_p

Non, je ne suis pas naïve : je sais bien que le monde du travail est rempli de collègues odieux.

J’en ai déjà connu, des lieux où l’ambiance était moyenne. Mais, c’est bien la première fois de ma vie où je tombe dans un endroit où des collègues sont aussi pourris.

Cette situation me fait beaucoup réfléchir, ces temps-ci.

Et plus je réfléchis, plus j’en déduis qu’au boulot, en fonction d’où et de sur qui tu tombes, tu as droit à 3 déclinaisons possibles :

  • Métro-boulot-apéro : là, c’est le pied ! Vos collègues sont un peu devenus vos potos ! Jackpot !
  • Métro-boulot-couteaux : là, c’est la poisse ! Vos collègues sont des vrais abrutis qui vous pourrissent la vie avec des peaux de bananes à gogo ! ( je suis actuellement dans cette zone).
  • Métro-boulot-suppo : là, c’est la poisse au carré. « suppo » comme « suppositoire »… Vous avez pigé le truc ? En gros, vous êtes encerclée par des assoiffés de la domination dont le but est de vous écraser, vous rabaisser et vous réduire à néant. Essayez de changer de boîte de toute urgence !!!!! ( j’ai été dans cette zone quelques temps).

Entrons donc dans le vif du sujet et faisons la liste (hélas, non exhaustive) des 15 types de collègues foireux.

1) Le collègue qui a pris l’étrange habitude de se moquer de vous publiquement dans le but de faire rire la galerie :

Qui est-il et pourquoi fait-il ça ? C’est un lâche qui est incapable de nouer des relations humaines, créer du lien avec les gens et tisser des affinités avec autrui de façon saine et naturelle. C’est un faible qui manque cruellement de confiance en lui et en sa capacité à se faire aimer en étant tout simplement lui-même. Voilà pourquoi il pense bêtement qu’il lui faut un bouc émissaire qui lui servira de faire-valoir pour se mettre en valeur : vous. Voilà pourquoi également, il fait des blagues à vos dépens,, essaie de vous tourner en ridicule : il se dit qu’en faisant rire les autres, il sera perçu comme quelqu’un de vraiment sympa et marrant = les collègues vont tous l’aimer + vous ne serez pas plus aimé que lui ( il a toujours peur de se faire dépasser et de perdre l’affection des gens, cette pauvre âme). Et surtout, tant que la foudre tombe sur ne tierce personne, elle ne tombe pas sur lui. C’est toujours bon à prendre, hein ?78682408_o

2) Le collègue qui se prend pour un anti-conformiste :

Spécialiste des phrases qui pourraient se résumer en  une seule: « Tous des faux-culs sauf moi ! », il est toujours en train de se faire passer pour la seule personne fiable/intègre/sincère/grande gueule/visionnaire/dynamique de l’entreprise.76022683

Pourtant, rapidement, en faisant preuve du plus basique sens de l’observation, vous vous apercevrez qu’il est exactement le contraire de qu’il prétend être.

D’ailleurs, attention à ses coups de couteau dans le dos, ses sessions de commérage intensif et ses discrètes virées dans le bureau du chef : trois de ses spécialités toujours très savoureuses et qu’il réussit à la perfection.

Madame Sans Tabous - Malheureuse Travail Collègues

3) Le collègue qui se la joue omniscient et omnipotent :

En voilà un qui souffre du syndrome «  J’existe ! Regardez-moi, s’il vous plaît ! Dîtes-moi que je suis indispensable et que vous ne pouvez pas vivre sans moi !! ».

Véritable caricature du mioche 1er de la classe-tête à claques, geignant sans arrêt : «  Moi, maîtresse ! Moi, je sais ! Moi, moi, moi ! », voici ses caractéristiques : il répond à tout, coupe la parole aux autres, a – ou plutôt – croit avoir réponse à tout. De même, lorsqu’on vous pose une question, il répond à votre place, se mêle de vos conversations et lorsqu’on vous confie une tâche, s’empresse de l’exécuter à votre place ( vous ne lui avez pourtant rien demandé).78682926_o

Pourquoi ce cirque ? Parce qu’il n’a pas confiance en lui, pardi ! Du coup, il va sans cesse à la pêche aux compliments ; il veut sans cesse croire que sans lui, tout ne peut que s’écrouler; il a besoin de se sentir incontournable au bon fonctionnement du service et de l’équipe, il a besoin d’être le bras droit ( non-officiel) du Chef.

C’est tout ça qui revitalise sa confiance en lui rabougrie, qui remplume son estime de soi faiblard et qui nourrit son ego affamé.77075031_o

4) Le collègue qui ne sympathise et ne papote qu’avec les salariés les plus influents ou hiérarchiquement supérieurs :

Les indices qui le trahissent : alors que ses interactions, avec les collègues de même échelon, sont limités et superficiels, l’on aperçoit, sans cesse, sa silhouette de traître dans les bureaux des collègues aux postes plus élevés, dans les bureaux de ceux qui sont les bras droits du chef ou encore dans ceux des collègues travaillant au siège social de l’entreprise.

Ah, stratégie de la promotion calculée, quand tu nous tiens !80095692_o

5) Le collègue qui profite sans vergogne du moindre drame ou incident pour se mettre en avant :

Ou comment vous réalisez que dans le monde du travail, on met beaucoup d’émotionnel dedans : estime de soi, soif de reconnaissance, besoin d’être parmi les meilleurs dans la course à la performance, besoin d’appartenance à un groupe, peur d’être rejeté.76657431_o

6) Le collègue qui pratique la politique de « l’intellectualisation des tâches stupides » :

La tâche stupide, c’est la tâche répétitive par excellence, que même un enfant de 8 ans pourrait exécuter avec succès, tellement la tâche en question ne demande pas une mobilisation excessive des neurones.bored

Exemple de tâches stupides: plier des serviettes ; trier du courrier par ordre alphabétique ; faire du facing de produits dans les rayons ; casser des cartons.

Celui qui intellectualise les tâches stupides est l’enfoiré qui vous casse les bonbons à se masturber le cerveau sur des choses complètement futiles !

Qu’est-ce qu’on s’en fout que les boîtes de conserves de tomates pelées ne soient pas parfaitement « alignées de façon horizontale, tout en formant plusieurs lignes impeccables comme des I majuscules » ?!?!

Qu’est-ce qu’on s’en tape que le courrier soit étalé sur la table et que ça fasse le bazar ?! L’important, c’est qu’à la fin, il soit rangé de A à Z dans les pochettes, non ?!

Qu’est-ce que ça peut bien faire que les serviettes ne soient pas parfaitement pliées dans un carré parfaitement parfait ? Les accueillis ne s’en aperçoivent même pas, parce que l’essentiel, c’est d’avoir des serviettes propres et qu’elles forment une pile présentable, non ?!

En réalité, la réponse à ces 3 questions est RIEN.

Seulement, le collègue est un abruti de mes deux qui croit vraiment que sa psychorigidité n’est rien d’autre que de la minutie doublé d’un très grand sens du professionnalisme.77741805_o

7) Celui qui se cantonne à une tâche simpliste et donne une importance capitale à cette fameuse tâche simplissime :

Comportement typique du collègue qui, n’ayant pas trouvé sa place au sein d’une équipe et/ou se sentant dépassé par les missions du job/les exigences du chef/le fonctionnement de la structure, s’accapare d’une tâche simpliste – et par conséquent, d’une tâche à la portée de n’importe quel quidam – et donne une importance grandiloquente à cette fameuse tâche simpliste, façon de se donner une importance, un rôle, une place , une fonction au sein de l’équipe.

Exemple : faire du café.77075031_o

8) Le collègue qui est persuadé qu’absolument tout le monde a peur de lui.

…alors que, dans la réalité vraie, absolument personne ne le craint. Mais voilà : cette personne a besoin de se sentir importante et a besoin de croire que son point de vue, ses états d’âme sont pris très au sérieux par l’ensemble de l’équipe.75585465_p

NB : si vous êtes une nouvelle recrue, il se peut bien que cette personne essaie de se faire passer pour quelqu’un de redouté, uniquement dans le but de vous intimider, ne vous connaissant pas encore et craignant que vous soyez une carriériste prête à écraser tout le monde pour réussir.

Madame Sans Tabous - travail collègues pourris

9) Le collègue qui a peur qu’on lui ravisse sa place de leader ou de « préféré » du chef :

…et qui, du coup, perçoit donc tout nouveau venu comme un rival qu’il faut absolument abattre avant que le chef ne s’amourache du potentiel de ce dernier.

10) Le collègue qui clame, la voix tonitruante, le regard fier et la mine orgueilleuse que : «Jamais, je ne lècherai les bottes de X ou Y !»

et que quelques minutes plus tard, vous surprenez en train de lécher voracement les bottes de ces mêmes X ou Y.

Glurps, glurps !lol

11) Le collègue qui se désigne comme étant votre référent dès le jour 1 de votre jour d’arrivée :

Pourquoi fait-il ça ? Il a envie de pouvoir, de responsabilités et, malheureusement pour lui, doit se contenter d’un poste qu’il estime moins valorisant. Résultat : en s’auto—proclamant votre mentor-référent, il comble cette frustration à travers vous.

En plus, ça flatte toujours un ego affamé de se dire que vous le percevrez comme « celui qui sait tout », « celui qui vous a pris sous son aile. »

12) Le collègue qui se croit toujours dans la cour du collège/école primaire/lycée et veut être le chef de bande :

Pourquoi fait-il ça ? Parce que c’est quelqu’un qui n’a toujours pas compris qu’à l’âge d’adulte, ce besoin de fusion, à travers l’appartenance à un groupe/une bande, doit cesser.

13) Le collègue qui vous vole vos idées, vos contacts, s’approprie le fruit de vos recherches et récolte toutes les louanges lors des réunions :

Tiens, donc ! Voilà une chose qui m’arrive fréquemment dans mon boulot actuel ! Ca m’éneeeeeeerve !! Et je n’ai qu’une chose à dire : à mort, les pilleurs d’idées !!!!77742097_p

14) La collègue qui veut plaire à tous les hommes de la boîte et se désole qu’une nouvelle femme rejoigne l’équipe : 

Pourquoi ce comportement immature ? Parce que Madame connaît sans doute quelques problèmes de couple. Madame ne se sent plus désirable dans les yeux de Monsieur. Madame a donc besoin de se nourrir d’autres regards masculins et de beaucoup d’attention. N’importe quelle attention. Y compris celle insultante, dévalorisante et sans valeur d’un bad boy ou du coureur de jupons de la boîte. Madame est comme une plante desséchée qui, pour sa survie, absorbe la moindre goutte d’eau qui lui tombe dessus.78094398_o

15) La collègue mal dans sa peau qui se prend pour la reine des abeilles et se sent en compétition corporelle, vestimentaire ou même capillaire avec toute collègue féminine.

Plus pathétique, tu meurs !

Cette collègue est prisonnière du vice de la comparaison. Comparaison qui provient d’un vilain mal-être, d’une estime de soi fragilisée.

Cette collègue n’a pas compris que, dans la Vie, l’une des pires souffrances que vous puissiez vous infliger, c’est d’être en rivalité avec les autres.

Ça signifie que vous n’êtes même pas consciente de votre propre valeur et qu’en plus, vous déterminez cette dite valeur en vous comparant sans cesse aux autres, comme si vous étiez un vulgaire produit en attente d’une étiquette de prix sur le front.

A ce jeu malsain et puéril, on finit toujours perdante, puisque quelque part, dans le monde, dans votre pays, dans votre ville, dans votre quartier, il y’aura toujours une femme plus jolie/ plus chevelue/ plus mince/plus harmonieusement bâtie/plus intelligente/plus élégante que vous.

Être bien dans sa peau, c’est non seulement le savoir, l’accepter, mais aussi s’en foutre royalement.

Ce texte vous a été concocté avec passion par Liberty Riveter.

2 Commentaires

    • Merci pour le compliment, Victoria 🙂

      Honnêtement, je pense que le monde de travail serait plus doux, si la plupart des gens comprenaient que le travail n’est pas TOUTE notre vie, TOUTE notre identité. Je dis ça, car j’ai remarqué que les collègues les plus dangereux sont très souvent ceux qui semblent être dépendants de leur travail, ceux qui basent leur estime de soi sur leur job.

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