Les 5 étapes douloureuses par lesquelles passe toute femme en manque de sexe

Avez-vous remarqué que le sexe, c’est exactement comme…le sucre ?

Non ?

Vraiment ?

Pourtant, les deux ont vachement de points communs !

Démonstration !

Primo : le sexe et le sucre, ça se consomme sans faim. Par montée successive de l’appétit. Par envie soudaine et irrépressible.

Deuxio: quand on y réfléchit, ni le sexe, ni le sucre ne sont réellement indispensable à notre survie ou à notre santé; pourtant, privé de l’un ou de l’autre, on est en manque.

Tertio: d’ailleurs, en parlant d’état de manque, justement, privée de sexe ou de sucre, votre humeur en est gravement affectée. Vous vous transformez alors en horrible boule de nerfs. Votre vie en est toute chamboulée.

C’est alors là que vous traverserez à genoux – mais sans aucun pénis devant vos yeux, hein ! – 4 étapes douloureuses par lesquelles passent, depuis des siècles et des siècles, toutes les femmes qui ont connu, un jour, les affres du manque de sexe.

Étape douloureuse n°1: Avec le manque sexuel, vous allez découvrir, que parfois dans la vie, un pénis, c’est un pénis, peu importe sur quelle tête et sur quel corps il est rattaché.

On vous disait difficile avec les mecs ? Vous aviez un type de mecs avec des critères physiques précis auxquels vous ne dérogiez jamais ? Eh ben, maintenant, c’est terminé ! Le manque de sexe va vous faire perdre non seulement la tête, mais aussi la vue !

Vous ne daigniez même pas accorder le moindre regard aux mecs en dessous du mètre soixante-dix ? Ca va changer !

Vous aviez une préférence pour les mecs costauds et déploriez, à chaque soirée entre filles, que « les hommes d’aujourd’hui sont trop maigres-ça-fait-vraiment-pas-viril » ? Eh bien, vous allez vous surprendre à voir passer un mec pesant 56 kilos tout mouillés et à mater ses petites fesses toutes plates en pensant : « Mignon, ce mec ! »

Vous ne vous étiez jamais retournée sur un mec n’ayant qu’une moitié de cheveux sur la moitié du crâne ( un mec à calvitie, quoi !), parce qu’ils vous rappelaient de près ou de loin votre paternel et que, bah, de toute façon, la calvitie, c’est pas le sommet de la sexytude ? Eh bien, le retournement de veste va venir !

Et vous savez le pire ? C’est qu’au moment où vous penserez avoir touché le fond, un soir, pendant que vous vous masturberez, toute excitée, allez savoir pourquoi vos pensées vont prendre un détour surprenant et l’image de votre voisin de 73 printemps va surgir devant vos yeux !!!!!

Au s’couuuuuuuuuuuuuuuuuuuuurs !

Nooooooooooooooooooooooooooooooooon !!!

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !!!!!

Beurrrrrrrrrrrrrrrkkkk !

Pouaaaaaaaaaaaaaaaaah !

Vous sentez la honte assécher votre cyprine, là ?

Étape douloureuse n°2 : Vous repenserez beaucoup à vos anciens petits amis.

Vous ferez le comparatif des performances sexuelles de chacun, distribuerez les bons et mauvais points. Vous perdrez tout sens commun et vous mettrez à penser avec nostalgie au crétin qui vous avait brisé le cœur, mais qui savait si bien faire des miracles avec sa zigounette. Le manque sexuel vous ferait presque regretter ce salopard…

Au point de le rappeler ou de répondre à ses textos s’il vous relançait ? Seigneur, non, pas ça !

Étape douloureuse n°3 : La masturbation deviendra votre nouveau geste bien-être quotidien. Aussi naturel et agréable que de prendre une bonne douche chaque jour.

Vous userez et abuserez du geste au point de vous demander si vous n’allez pas déclencher une irritation du clitoris, à force de taquiner le petit bouton rose.

Étape douloureuse n°4 : Vous allez passer des heures et des heures sur les plus célèbres sites pornos du monde.

…Et par la même occasion, vous endormir très souvent le pubis à l’air libre, les doigts sur la vulve et le vagin rempli de frustration .

Eh oui ! Doucement, tout doucement, vous allez comprendre que nous sommes encore loin, très loin, trèèèèèèès trèèèèèèèès loin de l’émancipation sexuelle des femmes.

Par exemple, vous apprendrez qu’il n’existe pas de sites pornos gratuits à destination des femmes !

Les hommes, eux, en ont à foison. Pour les femmes, QUE DALLE !

Les très rares sites pornos, existants pour le public féminin, sont systématiquement payants. En clair, nous sommes à une époque où l’on nous rabâche que les femmes ont une sexualité aussi aventureuse que les hommes (sexfriends, coups d’un soir, patati, patata) ; mais, curieusement, si elles veulent s’affranchir d’un homme physiquement et avoir un orgasme par site porno interposé, eh bien, il faut quand même passer par la case carte bleue !

Eh bien, vous savez quoi ? La vraie libération sexuelle des femmes passera par la démocratisation du porno féminin. Et puis, c’est tout !

En attendant ce moment historique qui ne viendra peut-être jamais, vous devrez vous contenter de chercher désespérément les-pornos-gratuits-destinés-aux-hommes-mais-qui-seraient-peut-être-on-ne-sait-jamais-susceptibles-de-vous-exciter-faut-y-croire-ma-cocotte.

Chouette !!

…Surtout que n’étant pas la cible de base, vous allez bien galérer pour les dénicher, ces fameux-pornos-susceptibles- d’être-peut-être-compatibles-avec-le-goût-des-femmes…

Galérer tant et si bien que très souvent, une bonne partie de la nuit va y passer…

Résultat : soit vous craquerez et débrancherez l’ordinateur, super énervée, super frustrée, le vagin à feu et à sec ; soit, sans même vous en rendre compte, à force de ramer pour trouver « la bonne vidéo porno », des demi-heures vont s’écouler, vous somnolerez…et paf !, sombrerez dans un sommeil lourd et profond…avant de vous réveiller en sursaut, deux heures plus tard, l’ordinateur resté grand ouvert et passé en mode veille.

Vous cherchiez le « Oh ouiiiiiiii !!! Ouiiiiiiiiiiiiiiiii !! Ouiiiiiiiiiiiiiiii !!!! », vous n’obtiendrez que des «  Zzzz…Zzzzzzzz…ZZZZZZZZZZZZ !! »

Ah oui, autre chose encore: ne vous attendez surtout pas à trouver du réconfort moral auprès des quelques personnes à qui vous oserez timidement vous confier ! En effet, aux femmes n’ayant pas de partenaire sous la main, très souvent, on leur oppose en seul recours «  le pouvoir de l’imagination ».

Bref, les hommes, eux, pour se satisfaire en cas de pénurie de partenaire, ont la chance, l’avantage et le droit d’avoir des millions d’images de sexe, disponibles à toute heure du jour et de la nuit, et tout ça gratuitement !

Les femmes, elles, devront se contenter de leur…i-ma-gi-na-tion !

Comme si elles étaient de fragiles êtres humains de seconde catégorie, trop pudibondes pour supporter de voir du sexe sur un écran.

Le plus triste dans toute cette histoire, c’est que très souvent, ce sont des femmes qui vont soutenir cette inégalité : « Mais pourquoi avoir absolument besoin d’un film porno pour que l’excitation monte en toi ? », « Allez, creuse-toi la tête ! De l’imagination, bon sang ! », «  Rien ne vaut un bon film que tu te fais dans ta tête. ».

Merde ! Elles n’ont rien compris !

Non, définitivement, elles ne se rendent vraiment pas compte des enjeux d’égalité qui se jouent autour de cette question du manque de pornos féminins gratuits.

Etape douloureuse n°5 : Vous culpabilisez et avez le sentiment de trahir vos valeurs féministes, chaque fois que vous visitez les sites pornos conventionnels pour mater des films pornos destinés aux hommes.

Et c’est encore pire quand vous avez un orgasme, en plein matage !

Passé effectivement les derniers spasmes orgasmiques, lorsque vous redescendez sur la Planète Terre, la première pensée qui s’abat sur vous est : « Oh non ! Non ! J’ai encore recommencé ! »

Suivie par des :

« J’ai regardé un film de cette horrible industrie pornographique qui oppresse les femmes ! Qui participe à l’objétisation et à l’hypersexualisation du corps féminin ! J’ai encore trahi mes idéaux ! »

« J’ai regardé un film porno et j’ai joui ! C’est la catastrophe ! »

« Je ne suis pas une vraie féministe ! Je suis une imposture ! Les vraies féministes ne regardent pas de films pornos par une industrie qui exploite, chosifie et violente les femmes ! »

« Je suis faible ! »

« Je suis complice de la société patriarcale ! »

« Je participe à véhiculer le machisme dans le monde entier ! »

« Je suis qu’une merde ! Chimamanda, pardonne-moi ! »

PS : même si vous vous endormez sans avoir joui, faute d’avoir déniché la-vidéo-porno-susceptible- d’être-peut-être-compatible-avec-votre-goût, vous culpabiliserez quand même d’être allée sur ces sites-là.

Cet article vous a été concocté avec passion par Liberty Riveter.

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