Les 7 phrases idiotes que les gens vont vous dire pour vous convaincre de rester dans un boulot qui vous saoule !

C’est bien triste, mais c’est ainsi : de nos jours, les gens considèrent que leur boulot EST leur identité.

Ils se perçoivent comme des métiers avant d’être des personnes à part entière.

Y a qu’à voir les réponses que les gens donnent pendant les séminaires et formations, lorsqu’on leur demande: « Que représente pour vous le travail ? ».

Des mots comme « fierté », « respect », « confiance », « besoin », « considération », « honnêteté », « amour-propre », « réussite », « utilité » fusent de toutes parts, et ce dans l’approbation générale !

Incroyable…

Les gens ne voient plus le travail comme une nécessité pour pouvoir subvenir à ses besoins ; une simple parenthèse temporelle ; une occupation qui ne représente pas qui on est, mais seulement la profession que l’on exerce.

Que le travail puisse être source d’épanouissement et de joie, Ok d’accord. (Et celles et ceux, étant dans cette catégorie, sont des veinard.e.s et se doivent d’être conscient.e.s de leur chance).

Que le travail puisse procurer un sentiment d’utilité, soit.

Mais, il ne devrait jamais être ce qui définit entièrement un individu. Parce que, bon sang, une personne, c’est tellement plus riche que ça !

Une personne, c’est : un caractère + des hobbies + des plats préférés + des péchés mignons + des qualités + des défauts + un passé + des envies + des passions + des sentiments + des projets + des rêves + des opinions + des valeurs + des pensées intimes + un million d’autres choses encore (parmi lesquelles figurent, en bonne place, la famille et les amis) !

Oui, dans un monde idéal, le travail ne constituerait que, allez, à tout casser, environ 0,2% de ce qui constitue une personne.

Et alors, pour briser la glace ou démarrer une conversation, plus personne n’emploierait le tristement fameux : « Qu’est-ce que tu fais dans la vie ? ».

J’en ai MARRE, MARRE, MARRE de tous ces gens qui se décrivent avec fierté comme étant des « workaholic », « des accros du boulot ». Ces pantins dopés au «Je vis pour travailler », « Je travaille donc j’existe », « Je bosse, donc je suis », « Je travaille, donc je suis quelqu’un de bien », « Je travaille, donc je vaux quelque chose ».

Autant de dérives qui expliquent pourquoi c’est la levée de boucliers, lorsque vous osez énoncer, à haute et intelligible voix, le sentiment sincère suivant: « J’en ai marre de mon boulot, faut que je me tire de là ! ».

Eh oui ! Loin de montrer la moindre once d’empathie, une foule de personnes va vous inonder d’arguments censés vous faire rentrer dans le supposé droit chemin.

En gros : le monde du travail ne peut fonctionner que selon la loi du « marche ou crève ! ».

Ne surtout pas chercher à éprouver un sentiment d’épanouissement ou de plaisir dans son activité professionnelle.

Le travail, c’est la punition des adultes.

Le travail, c’est l’équivalent des devoirs, chez les enfants.

Le travail, c’est fait pour se tourmenter, s’ennuyer, galérer, ruminer, avaler des couleuvres, souffrir en silence, y être malheureuse jusqu’à ce que la retraite nous sépare. Au nom du salaire, de la stabilité et du métro-boulot-dodo. Amen.

Et maintenant, attaquons-nous aux fameux 7 arguments très très bêtes, mais qui sont censés vous convaincre de rester dans un boulot qui vous saoule :

1er argument à la noix: « Tu vas peut-être trouver pire qu’ici.», « On sait ce qu’on quitte, on ne sait pas ce qu’on trouve.», « Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras !»

Mouais…

Le type d’« arguments » qui signale :

  • Une peur quasi-maladive de l’inconnu, du changement et de la nouveauté.
  • Une tendance à un pessimisme injustifié.
  • Une difficulté à se laisser une chance d’assouvir tout simplement des envies.
  • Une absence d’audace, qui fait ensuite qu’on subit la vie plutôt que d’ESSAYER de TENTER quelque chose pour s’extirper de l’ornière dans laquelle on est piégée.

Car, après tout, ces « arguments » peuvent facilement être retournés !

Exemples :

  • «Tu vas peut-être trouver pire qu’ici » —- Et si on trouvait mieux, justement ???? Et puis d’abord, sur quel élément tangible se base cette personne pour envisager la possibilité de trouver encore pire que la situation dans laquelle on est déjà ? Il y a une chance sur 2 de trouver mieux. Saisissons-la !
  • « On sait ce qu’on quitte, on ne sait pas ce qu’on trouve.» —- Et SI justement, on trouvait mille fois mieux ? Pourquoi ne pas voir le changement comme un espoir, une possibilité d’aller vers du mieux ET d’aller mieux ? Pourquoi se persuader d’emblée que tout changement est forcément plus catastrophique que l’immobilisme ?
  • « Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras !» —- Ce à quoi l’on peut rétorquer : « La meilleure façon de ne pas avancer, c’est d’avoir la frousse d’oser.»

Par expérience, j’ai remarqué que les gens accouchant des phrases-types ci-dessus sont ceux qui sont depuis des années au sein d’une structure où ils ne sont pas franchement heureux, mais qui y restent par habitude, par peur du changement, par crainte de la nouveauté, par manque d’assurance vis-à-vis de leur capacité d’adaptation et, surtout, par manque de confiance envers la Vie.

2e argument à la noix : « Accroche-toi : tu peux inspirer les autres à être meilleurs. Une personne saine peut arriver à changer une ambiance pourrie.» et sa variante : « Ce n’est pas à toi de quitter le boulot, c’est aux autres de partir ».

Ouais, ouais…

SAUF QUE…dans la VIE REELLE, ce sont souvent les gens gentils qui baissent pavillon en premier.

Les exemples les plus flagrants se trouvent dans les conflits de voisinage : devinez qui craquent et déménagent ? Les voisins respectueux du bien-vivre ensemble et non pas les fouteurs de merde.

Ainsi va la vie : les gens toxiques, dangereux, méchants, sont incroyablement résistants et imperméables à toute pression. Sans doute parce qu’ils n’ont pas de conscience.

Et puis, pourquoi diable se sacrifier en se plaçant en position d’attente par rapport aux autres ? On n’a pas de contrôle sur les agissements des gens ; par contre, on peut avoir du contrôle sur notre propre vie.

Alors, plutôt que d’être dans une position d’attente envers les autres et de finir aigrie parce que le temps passe et que ces mêmes autres n’ont toujours pas (eu) le comportement qu’on espérait, prenons le large pour notre propre santé mentale, pour notre bien-être, pour notre vie, pour nous.

De plus, ne pas attendre que les gens changent = gain de temps énorme !

3e argument à la noix : « Tu vas donc passer ta vie à changer de boulot ? » ou encore « Tu vas donc être lâche et partir à chaque fois que quelque chose ne te plaît pas ?! » :

OUI ! MILLE FOIS OUI !

Parce que je le vaux bien.

Parce que je connais ma valeur.

Parce que je refuse de me contenter de peu.

Parce que j’ai droit à ma part de bonheur dans ce putain de monde ! Je n’ai pas demandé à naître, mais je ferai tout ce qu’il faut pour que cette vie, qui m’a été donnée, ne soit pas un gâchis à mes propres yeux !

Alors, je ferai mille boulots, écumerai dix-mille entreprises, parcourrai des centaines de milliers de kilomètres, tout ça jusqu’à ce que je trouve mon épanouissement professionnel.

Si la lâcheté consiste à suivre son cœur, ses envies, sa petite voix intérieure, son feeling; si la lâcheté, c’est refuser de subir la vie et les événements, être dans l’action plutôt que dans la résignation, tenter de faire des choses plutôt que d’être passif, se rebeller plutôt que se mettre en boule dans un coin; si la lâcheté, c’est oser, tenter, tester, plutôt qu’ être timorée et paralysée, alors OUI, JE SUIS LÂCHE !

Et vive la « lâcheté» ! Parce que cette forme de « lâcheté»-là, au moins, permet de ne pas avoir de regrets, parce qu’on sait en son âme et conscience qu’on a essayé d’avoir une vie meilleure, qu’on a essayé de marcher vers l’épanouissement. Et c’est ainsi que l’on obtient la paix de l’esprit.

De plus, cette attitude intrépide de « J’ose, je tente, j’essaie, j’y vais ! » nourrit l’estime de soi, développe le respect qu’on a pour soi-même.

Petite confidence : le « Tu vas donc passer ta vie à changer de boulot ? Tu vas toujours être dans l’instabilité comme cela ? Pourquoi tu fais toujours ça ? Tu ne vas jamais grimper les échelons en bougeant tout le temps. Pose-toi pour une fois ! » est la rengaine préférée de mon Père, chaque fois que je change de boulot ou que je lui confie que j’en ai marre d’un boulot X et que je suis en quête d’ailleurs.

(Papa, je t’aime, quand même ! )

4e argument à la noix : « Moi aussi, je déteste mon boulot, je déteste mes collègues, mais je m’accroche. J’ai besoin de stabilité. »

Les gens qui sont paralysés par le changement et son lot d’incertitudes, qui se sont encroûtés dans leur poste (et dans leur entreprise) voient toujours d’un mauvais œil toute personne animée par une volonté de départ.

Pourquoi donc ?

Eh bien, parce que cette personne-là agit sur eux comme un miroir réfléchissant. Un miroir qui les renvoie à leur(s) peur(s) profonde(s), à leur inertie, à leur position préférée : le statu-quo.

Surtout surtout surtout ne jamais se laisser endormir par ces personnes, aussi touchantes et adorables soient-elles !

5e argument à la noix : « La paie est meilleure ici »

Certes, l’argent contribue au bonheur. (Seuls les veinards qui n’en ont jamais manqué diront le contraire.)

…Mais que voit-on le plus souvent lors des reconversions professionnelles ? Des gens qui gagnaient bien leur vie et qui lâchent tout, pour entamer une carrière où leur rémunération sera, certes, moindre, mais l’épanouissement sera, lui, au summum !

Conclusion : la paie n’est pas le moteur number one pour rendre un(e) salarié(e) heureux(e). Le poste, les missions, et surtout la motivation et l’affection que l’on nourrit pour son métier, comptent tellement plus !

6e argument à la noix : « On ne fait pas toujours ce qu’on veut.»

Ok, mais y a pas de mal à échafauder des plans pour échapper aux endroits qui font rimer « boulot et lieu de travail » avec « corvée et envie de se pendre ». Non ?

7e argument à la noix : « Es-tu sûr (e) que tu retrouveras des collègues aussi sympas ? C’est une chance d’avoir une si bonne ambiance dans une équipe, c’est pas si fréquent. »

C’est vrai que c’est une chance d’avoir des collègues avec qui on se marre bien, d’avoir une ambiance super chouette au bureau, d’aller au boulot sans avoir la boule au ventre.

Mais, en même temps, on ne peut pas taire ses envies professionnelles, sacrifier ses désirs, enterrer ses projets et s’interdire de quitter un endroit, certes fun mais où l’on sent bien qu’on tourne en rond, tout ça parce que l’on ne veut pas faire de la peine à l’équipe ou parce que l’on s’est attachée aux collègues.

C’est une question de priorités. Purement et simplement.

Se poser les vraies questions : « Mes collègues, est-ce que c’est sûr et certain que nous sommes des amis ? » (se priver d’opportunités pour des personnes, certes adorables, mais qui ne sont pas des proches…. Un peu limite, non?)

« Est-ce sûr qu’ils ne cherchent pas du boulot ailleurs, de leur côté ? » (ce serait un peu débile de se retenir de partir, tout ça pour que, quelque temps plus tard, une collègue vient vous annoncer, tout sourire, son départ pour une autre boîte. Pas vrai ?)

« Si je meurs demain, seront-ils à mon enterrement ? Se souviendront-ils de moi, 2 ans après cette tragédie ? Se rappelleront-ils seulement de mon visage ?Enverront-ils des mots à mes proches, 5 ans après ma mort ? » (oui, c’est extrême comme questionnement, mais c’est le type de question qui permet de relativiser la (trop) grande place qu’on peut souvent accorder aux gens dans notre vie parce qu’on les trouve super sympas tout plein).

Le mot de la fin ? Pour être heureuse professionnellement, ne soyons pas le réceptacle des espoirs déçus des autres. Et même si nos objectifs professionnels mettent du temps à se dessiner…notre esprit sera au moins libre d’y avoir cru…et de continuer à y croire !

Ce texte vous a été concocté avec passion par Liberty Riveter.

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