7 réflexes idiots qui montrent que, même amincie, vous n’avez toujours pas confiance en vous

Honnêtement, je pense que, bien avant les sacro-saints conseils diététiques ( « on ne peut pas maigrir tout en continuant à avoir exactement les mêmes habitudes alimentaires d’avant régime », « faîtes une activité physique d’au moins 3 heures par semaine », et bla bla et bla bla bla), le premier conseil qu’on devrait vraiment distiller encore et encore aux aspirantes régimeuses, c’est celui-ci :

«  Ne croyez surtout pas qu’un régime, c’est ZE truc magique qui va améliorer radicalement votre vie, qui va métamorphoser radicalement votre personne, votre identité, votre personnalité. »

Car oui, si vous aviez des complexes d’infériorité ou physiques, le régime n’aura aucun pouvoir guérissant dessus ! Les blocages que vous aviez, époque pré-régime, seront toujours aussi présents, période post-régime. Et le pire, c’est que ces blocages, après le régime, vous les ressentirez avec encore plus d’acuité et de douleur, tant l’espoir était si grand de pouvoir enfin s’en débarrasser (comme dit la maxime : « Plus haut est l’espoir, plus douloureuse sera la chûte. »)

Avant d’entrer dans le vif du sujet, l’éternelle régimeuse et spécialiste du yo-yo que je suis, tenait d’abord à vous dire FELICITATIONS, à vous qui avez perdu du poids. Bah oui, parce que ok, maintenir sa perte de poids à long-terme, c’est l’exploit qu’on vise, c’est une tâche de longue haleine et relever ce challenge, effectivement, ça mérite une ola et des génuflexions en série. Mais avant ça, n’oublions pas que, déjà, perdre du poids, c’est un chemin de croix. Et quiconque y parvient, mérite d’être applaudi pour sa capacité de persévérance et de discipline.

C’est dit.

Voici maintenant les 7 foutus blocages et autres réflexes idiots que vous pouvez gardez, même après avoir réussi une perte de poids :

Madame Sans Tabous - fille régime gym abdos

Réflexe idiot n°1 : Quand vous entrez dans une boutique de prêt-à-porter, vous êtes flattée et même – avouons-le honteusemement – vous êtes fière lorsque les vendeuses vous adressent la parole en vous disant bonjour. Dans le cas contraire, c’est comme si vous aviez échoué votre examen de passage. Vous êtes alors persuadée de ne dégager ni charisme ni influence, d’être grosse et moche, de ne pas avoir la capacité à inspirer du respect, de ne pas avoir un super look et d’empester la médiocrité à plein nez.77741761_p

Réflexe idiot n°2 : Quand on distribue des flyers pour boutiques de fringues hype et autres soirées branchées dans la rue, même si ce sont des chaînes de magasins où vous ne mettez jamais les pieds et que franchement, les soirées/ les happy hours/ les after works et compagnie, c’est pas votre truc, quand même, vous vous sentez valorisée qu’on vous les tende, ces foutus flyers. Parce que, secrètement, ce geste de vous tendre ce type de flyer, vous le ressentez comme un acte de reconnaissance de votre personne. Comme si en vous tendant ce flyer, on vous adoubait, on vous signifiait que votre apparence est tip-top, que vous êtes « dans le coup »78389559_p

A l’inverse, si on ne vous tend pas ce fichu bout de papier, vous avez l’impression de « ne pas être assez bien », d’être considérée comme une plouc. Comme si vous n’étiez pas suffisamment cool/jolie/intéressante/classe pour mériter ce pov’ flyer.no

Réflexe idiot n°3 : Vous n’osez pas franchir la porte des grands magasins parisiens, genre «  Le Bon Marché », «  Merci », « La Maison Plisson », «  Printemps », « Les Galeries Lafayette » et consorts.

Vous avez l’irrationnelle peur de détonner dans ce type de paysage urbain. Comme si, dans ces endroits fleurant bon le chic parisien, tout le monde allait vous jeter un regard hostile et vous asséner un dédaigneux : « Qu’est-ce que tu fous là, la gueuse ? »76412548

Réflexe idiot n°4 : Vous peinez à acheter des vêtements à votre (bonne) taille. Alors que la perte de poids était censée vous réconcilier avec votre corps, vous aider à mieux vous aimer et vous permettre d’être dans plus de bienveillance – à défaut d’indulgence – envers vous-même, vous demeurez toujours autant déconnectée de votre propre anatomie.

Résultat : ayant du mal à vous voir – et à vous accepter – telle que vous êtes réellement, vous restez prisonnière de la tentation d’acheter des vêtements toujours une taille au-dessous. Comme une fuite en avant. Comme une croyance que maigrir toujours plus est la seule solution pour enfin trouver la paix intérieure et l’estime de soi.Zgoingnowhere

Réflexe idiot n°5 : Quand les gens vous voient en photos et vous complimentent, vous dégainez un « Merci » poli et de circonstance, avec un sourire factice et sans ressentir la moindre étincelle d’émotion positive. Au fond, les compliments qui vous sont adressés vous laissent de marbre car vous ne croyez pas les mériter.

Madame Sans Tabous - fille régime formes

Réflexe idiot n°6 : Vous ne pouvez pas croiser votre reflet dans le miroir ou la vitre du métro sans avoir l’une de ces deux réactions:

  • soit vous détournez le regard pour échapper à votre propre vision.

  • soit vous vous dévisagez avec sévérité, vous lançant alors dans une féroce auto-critique. Votre œil perçant, tel un scanner, ne laisse rien passer, procédant à un listing impitoyable de tout ce que vous n’aimez pas physiquement chez vous.868755069

 

Réflexe idiot n°7 : Vous ne pouvez pas vous rendre dans un centre commercial, sans en sortir complètement démoralisée.78389521_pEn effet, quoi de plus déprimant pour vous que d’être confrontée à ce haut-lieu de la fringue, où les couloirs sont quasiment des catwalks et où, également, 90% des nanas font un défilé de mode non-officiel, exhibant à qui mieux mieux leurs plus beaux vêtements tendance sur leurs corps filiformes. Le combat est perdu d’avance : vous ne pouvez pas vous empêcher de vous comparer. Et toujours, en votre défaveur. Bien sûr.76412703

Conclusion :

Moralité 1 : souvent, le poids, est bel et bien l’arbre qui cache la forêt du mal-être.

Moralité 2 : croire que maigrir va ôter, comme par magie, tous les problèmes, est bel et bien une gageure.

Moralité 3 : il faut maigrir pour soi, pas dans l’espoir de se faire accepter par les autres ou pour leur plaire.

Moralité 4:  le poids des kilos peut s’envoler, mais le poids des maux, lui, reste. Le régime change l’extérieur, mais pas forcément l’intérieur. 

A bon entendeur, salut !

Ce texte vous a été concocté avec passion par Liberty Riveter.

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