Comment foirer l’orgasme avec succès ? La recette inratable pour ne jamais jouir !

Aaaaaah, l’orgasme !

Pendant qu’il s’affiche constamment en couverture des magazines, qu’il s’exhibe dans les films pornos et que certaines veinardes arrivent à lui mettre la main dessus, vous, en revanche, vous lui courez désespérément après…

Pauvrette que vous êtes…

Mais qu’est-ce qui peut bien faire que certaines arrivent à l’avoir facilement et tranquillement, et vous…non ?

Pire même : qu’est-ce qui fait qu’alors que vous vous régalez de délicieux orgasmes home made, confectionnés avec amour par vos beaux et doux doigts, qu’est-ce qui fait BORDEL que vous n’y arrivez jamais avec un homme, aussi câlin, attentionné et généreux soit-il ?!

Mystère et boules de quéquettes 

En tout cas, s’il est difficile – voire prétentieux, insensible, irresponsable et irréfléchi – d’affirmer détenir les solutions clés en main qui permettent d’obtenir l’orgasme, il est, en revanche, peut-être plus facile de lister les ingrédients qui font que, malgré tous vos efforts, toute votre bonne volonté et tous vos monologues intérieurs, l’orgasme ne vient toujours pas.

…Alors, Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs, sous vos yeux amusés, voici la liste des empêcheurs d’orgasmer en rond :

Pour de bons gros orgasmes bien ratés, il vous faudra donc :

1) Une grosse portion de timidité maladive devant La Bête Pénis :

Ça peut-être à cause d’une éducation où l’on faisait à la maison comme si les organes sexuels humains n’existaient tout simplement pas, ça peut être à cause d’un viol ou pire encore d’une tentative de viol (adieu, reconnaissance du statut de victime et du traumatisme entraîné, car après tout, il ne vous est pas vraiment arrivé quelque chose, si?), ça peut être à cause d’un avortement (ouch ! Vous êtes une meurtrière aux yeux de quelques millions de religieux relous), ça peut être à cause de quelques gynécologues indélicats, ça peut être à cause de mille autres raisons………….toujours est-il que : rien à faire, en tête à tête avec un pénis, vous ne parvenez pas à regarder, ce bout de chair, droit dans les yeux.

2) Un kilo de pensées abracadabrantesques pendant le rapport sexuel :

Se concentrer sur les sensations du moment présent, voilà ce que devrait être le ressenti.

Mais, au lieu de ça, hélas, votre esprit vagabonde vers mille et une réflexions délirantes.

Du genre :

«  Tiens, il aimerait que je le suce…Bon, je n’y vois aucune objection, mais…ça m’arrangerait s’il prenait sa douche juste avant…Parce que je crois bien qu’il est allé aux toilettes avant, non ? Moi, j’ai pas envie de faire une fellation parfumée au pipi… !! »

Ou encore :

« Merde, on fait un cuni… Après, on va s’embrasser…et ce sera un baiser aromatisé à la cyprine…Beurk ! »

Et même :

«  En même temps…si on s’interrompait pour se faire un bain de bouche après la fellation ou le cuni, ça casserait pas un peu l’intimité du moment…Non ? »

Ou plus prosaïquement : 

« Ah, faut pas que j’oublie d’acheter du liquide vaisselle, demain ! »

…Tout ça, bien sûr, pendant que le mâle s’esquinte à essayer de déclencher en vous des vagues de plaisir.

Conclusion : trop de pensées tuent l’orgasme dans l’œuf.

3) Une poignée de complexes physiques :

Au lit, vous êtes persuadée que le mâle enregistre visuellement tous vos défauts physiques.

Résultat : votre esprit est préoccupé, vous n’arrivez pas à vous détendre, mais par-dessus tout : vous vous sentez grosse et moche !

N’importe quelle position devient, pour vous, un supplice.

Exemples en vrac :

En position de levrette et donc, le postérieur à l’air, vous pensez : « Je suis sûre qu’il a vu que j’ai de la cellulite…».

En position de la cuillère : « Euh… Mes bourrelets, au niveau de la taille, ils sont pas en train de ressortir, là ? »

Pendant la position des ciseaux : « Génial…Maintenant, il a une vue imprenable sur mes grosses cuisses… »

Les mains nouées autour du cou du mâle : « Ah là là…Va falloir que je me muscle les biceps, parce que là, c’est de la gelée…Chaque fois qu’il me pénètre, je jure que je vois distinctement la peau de mes bras balancer sous l’impact. »

4) Une bonne fournée de culpabilité envers son chéri :

C’est une chose de ne pas jouir avec un affreux égoïste qui croit qu’il a des coucougnettes magiques, c’en est d’une autre de ne pas réussir à jouir dans les bras d’un homme doux et merveilleux.

Dans le premier cas, vous pouvez vous déculpabiliser facilement : non, vous n’êtes pas anormale, ; si vous n’avez toujours pas connu d’orgasme à ce jour, c’est de la faute de tous les piètres petits amis que vous avez eu jusqu’ici ; ne vous sentant ni aimée ni respectée et encore moins valorisée, inconsciemment, vous et votre muqueuse vaginale, vous vous braquez au contact des pénis et devenez donc incapable de vous ouvrir et de ressentir le moindre petit frisson de plaisir. Quand vous rencontrerez un garçon bien, qui vous traitera comme une princesse, qui vous aimera et que vous aimerez en retour, eh bien, vous aurez aussi des orgasmes comme tout le monde. C’est sûr et certain.

Dans le second cas, c’est-à-dire quand vous êtes en couple avec un homme merveilleux et que, malgré tout, vous n’arrivez toujours pas à avoir le moindre petit orgasme, vous ne pouvez plus vous trouver d’excuses. Vous voilà alors cruellement confrontée à votre incapacité à être une femme NORMALE. (En tout cas, c’est comme cela que vous vous percevez).

Et c’est sans compter la pression IMMENSE que vous vous mettez, parce que vous voulez tellement arriver à le choper au moins une fois, ce foutu orgasme. Parce que vous vous sentez affreusement MAL pour votre chéri qui fait tout ce qu’il peut pour vous faire plaisir ( dans tous les sens du terme) et qui mériterait tellement mieux que cette femme, incapable de vibrer haut et fort.

Et là, le cercle vicieux est enclenché : plus vous vous mettez la pression, plus vous êtes crispée et moins vous avez de chances de jouir.

5) Une bonne dose de volonté de garder le contrôle de soi et de son image :

Si on reste bloquée sur la tête d’ahuri qu’ont, parfois, les mecs quand ils jouissent ( et tous les bruits zarbis qu’ils produisent pendant l’acte), c’est sûr, on se projette et on se dit, affolée : « Mais, j’ai pas envie d’être comme ça, moi !!!!!!!».

…Sauf que le sexe, c’est rarement un acte silencieux.

OUI, pendant l’acte, on émet toutes sortes de sons aigus, rauques ou simplement bizarres, on glousse parfois comme une poule à qui on tordrait le gosier, on hurle parfois comme une damnée et OUI, on a une belle tête de demeurée, dans tout ça. Mais, c’est le prix à payer pour surfer sur le nirvana.

En fait, peut-être que la chance de vivre un orgasme passe d’abord par l’acceptation de soi. L’acceptation de soi dans ce qu’on a de plus vulnérable et de plus sauvage.

Peut-être que pour atteindre l’orgasme, il faut essayer d’accepter 4 choses :

  • Accepter de lâcher prise.

  • Accepter d’avoir l’air ridicule pendant toute la durée de l’acte sexuel, des préliminaires jusqu’à la pénétration finale.

  • Laisser tomber l’obsession du contrôle de soi.

  • Se libérer de l’importance qu’on attache au regard des autres.

Ce qui voudrait dire que :

-) Le sexe appelle à la liberté.

-) Le sexe veut le lâcher-prise.

-) Le sexe fonctionne dans l’instinct.

-) Le sexe requiert d’être en communion avec la part animale de soi.

-) Le sexe, c’est le « ici et maintenant ».

En fait, l’orgasme, c’est comme le lait sur le feu : ça ne supporte pas qu’on soit distraite, ça demande toute votre attention et votre concentration; ça demande d’être dans le moment présent.

Ok, en théorie, c’est facile, mais dans la pratique, c’est une autre paire de manches ! Je suis bien d’accord avec vous ! 

Ce texte vous a été concocté avec passion par Liberty Riveter.

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