Confinement, déconfinement, retour à la vie « normale » : Bilan de ces 4 derniers mois !

Coucou, me revoilou !

Oui, je n’ai pas posté d’articles depuis février. Non, je n’abandonnerai pas ce blog de sitôt. C’est mon berceau, mon exutoire. C’est juste que…- et ça, c’est vrai que je l’ai déjà dit : je n’aime pas me forcer à écrire quand l’envie n’est pas là. Il me faut vraiment cette démangeaison incontrôlable qui me propulse derrière mon clavier.

Et ça tombe bien ! Vous allez être gâtées: j’ai plein de nouvelles idées d’articles !

Mais, avant de dévoiler de nouveaux articles humeurs et sexo, je ne me voyais pas me ramener comme une fleur, sans parler a minima de cette période étrange que fut le confinement.

 

Ce qui fut agréable :

  • J’ai participé au concours de la nouvelle d’Au Féminin, sur le thème « Mes petits bonheurs fondamentaux ».

Edit du 21 mai : Je viens d’apprendre que j’ai obtenu le 2e prix du jury !!!!!

  • Plus important encore : j’ai avancé à pas de géant sur l’écriture de mon livre !

Eh non, ce ne sera ni un ouvrage de développement personnel ni un roman (ceci dit, en parallèle, j’ai débuté une ébauche de comédie romantique, on verra où cela me mène) ; Plutôt un livre-témoignage qui se veut intimiste et cru. Il parlera, grosso modo, du rapport au corps, d’estime de soi et du regard des autres.

  • Je me suis nourrie de nature, encore plus que d’habitude.

En mars et en avril, qu’est-ce que j’ai pu m’émerveiller pendant la seule sortie hebdomadaire que Mr et moi nous nous accordions pour nous ravitailler en provisions !

Quel bonheur d’observer les bourgeons éclore, les abeilles butiner, les papillons voler de fleurs en fleurs, les coquelicots naître au milieu du bitume !

  • J’ai réellement pris conscience que l’être humain est une créature merdique.

Suffit qu’on soit cloîtrés chez nous pour que les autres espèces aient la possibilité d’exister plus librement et de profiter un peu de la planète, elles aussi…

On n’a jamais aussi bien entendu les oiseaux gazouiller ; on n’a jamais vu autant de plantes s’épanouir librement en bordure des routes, au milieu des trottoirs, sur les talus, autour des quais de tramway.

Quand je pense que bientôt, tout sera rasé, tondu, supprimé, car considéré comme de la mauvaise herbe.

Ah, j’oubliais ! Nous avons même vu un hérisson dans notre rue ! Si, si ! Il se dévoilait entre 23h et 1 heure du matin, pour le plus grand plaisir de HappyC qui, caché dans le noir et derrière les stores, le dévorait des yeux, tout guilleret.

  • J’ai cuisiné. Beaucoup. À la folie. Passionnément !

J’ai fait beaucoup de gâteaux sans recette de base et ai vécu ces secondes mi-exaltantes, mi-angoissantes où on porte la première bouchée à la bouche, le cœur battant, en espérant que ce sera un régal ! Vraiment, quel pied quand tu improvises une recette, que tu vas sans filet, guidée à 100% par ton instinct et qu’au le moment de la dégustation, tes papilles sont en fête !

J’ai également improvisé des cuisines de restes (je garde un souvenir ému d’une tentative de « riz aux épices » complètement raté et qui se révéla être un pur délice, une fois customisé en « croquettes de riz aux 3 fromages »).

La folie moutonnière d’instagram étant passée par là (bêêê bêêê ! ), j’ai même fait mon propre pain (à 4 mains, avec Mr). Un pain à l’épeautre, pour être précis.

(Bon, il était un poil trop salé, mais savouré avec une omelette non salée, ça passait agréablement).

Pendant ce confinement, j’ai réellement exploré les propriétés relaxantes de la cuisine.

Une journée de télétravail qui se termine très tard ? Allez, hop ! Un p’tit tour en cuisine et on finit sa soirée en se disant qu’on n’a pas fait que travailler comme un âne ; Dieu merci, on a aussi pris du temps pour soi,on s’est fait du bien, on a pensé à soi, on a terminé sa journée en se mettant en priorité. Et on se couche davantage apaisée.

(Au fait, le télétravail, quelle arnaque ! On finit inévitablement par faire plus d’heures que prévu ! )

Stressée, fatiguée, énervée même ? Ajouter des ingrédients dans un saladier ; mélanger de la farine à du lait végétal ; répandre la garniture sur une pâte à tarte ; enfourner une quiche ; casser du chocolat en morceaux pour en faire des pépites ; déposer délicatement des cranberries sur la pâte à gâteau.

Pendant qu’on cuisine, qu’on effectue des gestes en apparence mécaniques, les pensées négatives se désagrègent, l’esprit s’allège.

  • Mr et moi avons fait un énorme ménage de printemps !

Nous avons trié, donné, jeté et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’après coup, on se sent divinement bien ! Comme délestés du passé et emplis d’une nouvelle énergie, plus saine, plus lumineuse.

Le minimalisme et les intérieurs dépouillés ne seront probablement jamais mon style favori, mais disons que désormais, je comprends mieux ce qui motive tant les amateurs des habitations épurées.

  • On a embelli notre cocon.

Passer autant de temps chez soi, c’est autant de tête-à-tête avec son appartement. J’ai donc eu le loisir de faire le tour de ce qu’il manquait pour rendre notre chez-nous encore plus confortable, encore plus douillet.

Exit donc le vieux matelas inconfortable qui fait des cratères pile au niveau des hanches et bienvenue à un autre, flambant neuf, pour des nuits moins chaotiques.

Bienvenue aussi au sommier ! ( Cela commençait à devenir gonflant de dormir sans)

Nous avons également acquis une magnifique commode pour ranger nos montagnes de livres (jusque là entreposés piteusement dans 2 immenses cartons de déménagement). Désormais, on peut ouvrir la commode et admirer les BD, romans, essais etc, soigneusement rangés.

On a aussi optimisé d’autres meubles de rangement pour ranger le surplus de livres.

(On aurait bien aimé une belle bibliothèque en bois massif, mais entre les prix exorbitants et surtout, notre logement de taille modeste -40 m²-, on range ce souhait pour plus tard, lorsqu’on aura une maison et donc, plein d’espace).

En tout cas, au terme de tous ces réaménagements, nous n’arrêtions pas de nous exclamer, les yeux brillants et la mine réjouie : « Maintenant, nous sommes de vrais adultes ! », « On peut être fiers de nous ! », « On vit désormais comme de vrais adultes : nous sommes intelligents et nous dépensons nos sous sur des choses durables, plutôt que de tout dilapider en bouffe et en livres, comme d’éternels ados attardés », « On investit sur notre confort, nous sommes des grandes personnes, on ne vit plus comme des personnes instables ».

Les moments de blues

Sincèrement ? J’ai été très surprise d’en avoir.

Étant d’une nature profondément solitaire et casanière, toujours habitée d’une perpétuelle sensation d’être un rond dans un monde de carrés, j’avais l’impression de vivre un rêve éveillé au début : « Quoi ?! Je suis obligée de rester chez moi ??? ».

J’étais contente de ne plus avoir à subir les bises. Et de ne plus être obligée d’en faire. Parce que si on ne se plie pas à ce code relationnel, les autres s’imaginent que vous ne le appréciez pas, boudent et vous le reprochent, ensuite, plus ou moins ouvertement.

J’étais aux anges de ne plus avoir à effectuer les 2h30 de transports quotidiens pour aller travailler.

J’étais heureuse de pouvoir travailler depuis mon antre.

Et pour finir, même si je me passionne beaucoup pour mon job actuel, j’étais extatique à l’idée de n’avoir à travailler qu’à temps partiel.

Cela avait presque des airs de vacances !

Après des années à enchaîner des jobs psychologiquement et physiquement exténuants, sans souvent pouvoir partir en vacances plus de quinze jours par an, j’avais la sensation que pour la première fois, depuis très très longtemps, je pouvais presser le bouton « pause ».

Pourtant, passés les premiers jours d’euphorie, une vague de morosité s’est abattue sur moi.

Difficile de garder une humeur légère lorsqu’au journal télévisé, on voit le nombre de morts croître inexorablement ou lorsqu’on ouvre ses volets le matin et qu’on voit, tristement dépeuplées, les rues autrefois extrêmement passantes.

Puis, la douleur du décès soudain de mon Papa, le 25 mai 2019 était plus présente.

Sans la combinaison efficace d’un job extrêmement prenant et des heures dilapidées dans les transports, il n’y avait plus de fatigue écrasante pour me mettre KO le soir et m’expédier rapidement dans les bras de Morphée. Et pas non plus d’occupations qui m’étourdissent suffisamment pour que je n’aie pas (beaucoup) le temps de trop penser et me souvenir.

Libérée de mes obligations professionnelles et avec du temps à profusion, je n’avais plus de rythme et avais donc plus le temps de penser à mon Papa, de penser à sa mort subite, de me trouver des sujets de culpabilité (est-ce qu’il y a des choses que j’aurais pu faire pour empêcher ce drame ? Pourquoi ai-je été assez stupide pour oublier qu’être en bonne santé ne garantit pas une vie longue ?) et de laisser des milliards d’ondes de souffrance se propager dans chaque cellule de mon être.

Je l’ai dit plus haut : pour m’évader, j’ai beaucoup cuisiné (des plats gourmands, certes, mais surtout sucrés et gras).

J’ai très peu fait de sport (moi qui suis plutôt active avec mes 12 000 pas que je fais habituellement du lundi au vendredi).

Le résultat est sans pitié : des kilos en plus (combien , je ne sais pas), mais une chose est sûre : je suis ficelée dans mes culottes ! Et j’ai un ventre qui joue un peu trop la star à mon goût…

Quand je pense qu’au tout début du confinement, je pensais que j’allais ENFIN avoir le temps et l’occasion de faire 1 heure de sport tous les jours. J’m’voyais déjà, en haut de l’échelle minceur, le corps affiné, les jambes galbées, le popotin scupté.

J’m’voyais déjà, le 1er jour du retour au boulot, susciter des « Oooooooh !! » et des « Waouuuuuuuuh !! ».

Pour essayer de limiter les dégâts, J’ai jeté un coup d’œil aux vidéos de Sissy Mua et découvert l’existence du terme « fit girl ». Mais, Sissy m’a paru trop exaltée, alors, j’ai jamais essayé.

Désespérée, j’ai tenté un jeûne hydrique. Échec au bout de même pas 8 heures de temps.

Je me suis abonnée à 1 001 comptes instagram de jeûneuses et de régimeuses pour me motiver, mais ce geste n’a fait que me mettre davantage la pression. Je me suis désabonnée aussi sec, car j’échouais à tenir dans la journée et qu’en plus, l’image qu’elles dégagaient, me renvoyait à mes essais infructueux (ténacité vs inconstance ; réussite vs échec ; discipline vs absence de rigueur ; volonté vs découragement responsable)

Ouiiiiiiiiiiiiiiiii, je sais qu’il y a plus grave que de grossir durant une pandémie qui a fait des milliers de morts. Mais, impossible de contrôler mon mal-être par rapport à ma prise de poids.

Et maintenant ?

Bien que le déconfinement soit officiel depuis presque 2 mois, je sors peu, aidée en cela par ma situation de télétravail qui se poursuivra jusqu’à fin août a priori.

Edit du 28 juin: c’est officiel : à compter du 1 er juillet, mes collègues et moi nous rendrons 1 jour par semaine dans nos bureaux. L’occasion de revoir Paris, car en 4 mois, je n’y suis allée que 3 fois…depuis le 13 mars au soir (jour de l’annonce du confinement).

Puisque les 10 000 pas 5 jours sur 7 ne sont pas pour tout de suite, j’ai décidé de me remettre activement au stepper. Et essayer d’en faire minimum 30 minutes (et non pas 10 pauvres minutes comme je l’ai fait ces 2 derniers mois et demi).

Il est également temps que je fasse bon usage de mon rameur, acheté en janvier de cette année, au plus fort de la période des bonnes résolutions… et qui, depuis, prend tranquillement la poussière.

Au programme aussi :

  • M’essayer au yoga pour la toute, toute, première fois et donc, tester 2 cours de yoga en ligne avec la douce – et non moins pétillante – Juliette Assante (@ju_de_peche sur instagram) (avouez que même le pseudo donne envie de pratiquer à ses côtés ; pour être honnête, c’est surtout son physique atypique – pour une prof de yoga – qui m’a donné les ailes pour me lancer. J’aurais jamais osé avec une prof au corps filiforme et dont l’instagram serait rempli ad nauseam d’images de fruits, légumes, jus détox et autres smoothies verts)

Edit du 22 mai : Ça y est ! Je me suis lancée et je pratique tous les vendredis.

Et, ENFIN ENFIN :

  • Tester la Booty Therapy !!! Depuis le temps que j’en ai envie !! 5 ans très exactement. Problème : la flemme. Flemme de devoir sortir du boulot et reprendre 1 ou 2 métros pour aller au lieu où se déroule ce cours de danse (et pourtant, c’est situé au cœur de Paris et dans l’un de mes quartiers préférés, d’ailleurs). Flemme de ressortir du cours à une heure tardive (minimum 20 heures) et devoir reprendre encore les transports, et rentrer chez moi à pas d’heure (sachant que le lendemain, faut aller bosser).

Edit au 7 juin : toujours pas testé… Ce qui me freine ? l’idée de secouer frénétiquement mon booty, devant les paires yeux de parfaites inconnues, réveille la partie timide de ma personnalité (non pas que ce serait plus facile si je connaissais personnellement les autres participantes au cours).

Ouiiiiiiii, je sais bien qu’on n’est pas dans la vraie vie, que le cours se déroule par caméra interposée et que toutes ces femmes seront bien trop occupées à agiter leurs propres fesses, elles aussi, pour se préoccuper de moi.

Mais, le blocage est là et résiste aux discours rationnels.

N’empêche, participer à un cours reste un de mes objectifs de juin. Je ne désespère pas. Même que je compte bien vous le raconter dans un prochain article !

Edit du 28 juin : bon bah…toujours pas eu le cran de tester la booty therapy. Qui prend les paris pour juillet ?

Ce texte vous a été concocté avec passion par Liberty Riveter

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