Découvrir l’orgasme à 35 ans

2017, année de feu pour ma zézette !

…Bref, cette introduction très subtile et de bon goût juste pour dire que j’ai récemment goûté à mon PREMIER orgasme pendant un rapport sexuel !! 

Ouais, je précise bien « pendant un rapport sexuel », parce que l’orgasme, toute seule dans mon coin, à la force de mon index, je connaissais déjà. Alors qu’un orgasme en duo c’était, à chaque fois, la chute du nirvana.

Ah, l’orgasme !

Un thème qui a longtemps été un sujet de prédilection sur les différents blogs que j’ai tenus…

Peut-être parce qu’il me fascinait terriblement, puisque je ne l’avais jamais connu.

Peut-être aussi parce que j’en entendais parler partout : dans la bouche des mecs, dans la bouche des femmes, dans les séries et dans les films, à la télé et à la radio, sur internet et sur les couvertures des magazines féminins.

Peut-être également parce qu’écrire dessus me permettait de me libérer de ma peur d’être anormale.

Je me souviens quel soulagement cela avait été, il y a quelques années, quand j’ai eu un orgasme après m’être masturbée… Enfin ! Enfin, j’avais LA preuve que je n’étais pas frigide !

Mais, la question lancinante qui tournait en boucle dans ma tête demeurait: est-ce qu’un jour je connaîtrais ce fameux orgasme dont tout le monde parle tant ?

Tracassée par cette absence d’orgasme et animée par l’envie de faire plaisir à Happy C – et même, je l’avoue, de le récompenser pour son amour immense, bien qu’il n’exigeait rien -, je me questionnais sans cesse et en arrivais presque, selon les jours et mon humeur du moment, à redouter les rapports sexuels…

Je m’étais confiée à ma psy, espérant qu’elle me file les bons tuyaux pour réussir. En vain.

Je cherchais toutes les solutions possibles pour attraper cet orgasme qui me filait sans cesse entre les cuisses.

Selon le scénario habituel de beaucoup de choses dans la vie, c’est arrivé au moment où je ne m’y attendais pas, où je n’y pensais pas, où je n’étais ni trop concentrée ni dans une volonté de contrôle absolu. Je n’étais ni focalisée sur la peur de décevoir, ni sur la crainte de ne pas y arriver une fois de plus.

Oui, une fois n’est pas coutume, j’étais tout simplement relâchée et l’esprit peu pollué. Avec pour la première fois – peut-être – la conscience que je devais moins stresser et penser tout simplement à jouir du moment présent, à profiter du bon temps avec mon chéri, lui qui ne m’a jamais jugée, ni questionnée, ni culpabilisée ni reproché quoi que ce soit. Il a été d’une douceur et d’une patience infinie pendant 2 ans et demi. Je ne l’en remercierai jamais assez.

C’est donc à l’âge canonique de 35 ans et trois-quart que j’ai joui pour la première fois dans les bras d’un homme.

Une grande vague, que j’ai senti monter de façon vertigineuse, m’a saisie, m’a éblouie, m’a dépossédée de tout contrôle, m’a transportée très très loin ; puis, m’a déposée et s’est retirée, me laissant re-basculer sur terre. K.O.

Enfin, c’est comme ça que je l’ai ressenti.

Bon, après coup, fidèle à mon tempérament de fille anxieuse, j’ai commencé à m’inquiéter : « Et si jamais je n’arrivais plus à revivre ce moment d’extase ?? Comment allais-je faire ?? Ça allait être encore pire qu’avant !! Vivre dans la nostalgie d’un orgasme unique, quelle horreur ! On vit encore plus douloureusement le manque de quelque chose qu’on a déjà vécu que quelque chose qu’on n’a jamais connu !!!! »

Bon, je vous rassure : rapidement, mon inquiétude a été balayée ! 4 fois !

Je poursuis mon cheminement vers une sexualité toujours plus épanouissante.

Et ce que je retiens surtout de ma traversée à la recherche de l’orgasme, c’est qu’il est bon de libérer, délivrer ma facette bestiale. Il n’y a aucune honte, aucune gêne à avoir.

Alors, 2018, année de la suce-bite ?

 

Ce texte vous a été concocté avec passion par Liberty Riveter.

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