Mes derniers petits frissons (épisode 1)

Je suis toujours à la recherche d’émotions fortes : un livre qui va m’envoûter, une saveur qui va enflammer mes papilles, une musique qui va ensorceler mes oreilles, des couleurs qui vont hypnotiser mes pupilles, un rythme qui va électriser mon corps.

C’est dans cet esprit que j’inaugure ce premier épisode de «  Mes derniers petits frissons ». Autrement dit : les choses, petites ou grandes, qui viennent ensoleiller mon quotidien.

C’est parti, mon kiki !

1) Les Fleurs de Bach :

La première fois que j’ai entendu parler des Fleurs Bach, c’était en 2010.

Cet été-là, j’étais en CDD d’1 mois dans une Biocoop parisienne et je me rappelle que j’avais une collègue, C., devenue amie (avant qu’elle ne me « ghoste » un beau jour, la vile hypocrite !), qui ne jurait que par ces fameux élixirs floraux.

Sans blague, en l’observant, j’avais remarqué comment elle préconisait les Fleurs de Bach pour tout et à tous/tes :

    • Un mal de tête récurrent ?

      Elle : Prends des Fleurs de Bach !

    • Un chagrin d’amour ?

      Elle : Prends donc des Fleurs de Bach !

    • En pleine déprime ?

      Elle : Je te conseille de prendre des Fleurs de Bach !

    •  Victime de surmenage au boulot ? ,

      Elle : Prends des Fleurs de Bach : c’est ra-di-cal !

C’était au point où je me demandais si elle répondrait aussi : « Prends des Fleurs de Bach ! Tu m’en diras des nouvelles ! » si  on lui disait : « Mon mec bande mou et en plus, il fait le concours mondial de l’éjaculation la plus précoce de l’Histoire des rapports sexuels. ».

Toujours est-il que, bien que je l’entendais fréquemment recommander l’usage des Fleurs de Bach à qui voulait bien l’entendre, ma curiosité à leur égard n’avait même pas été éveillée. Je prenais ces produits à la légère et avais même oublié jusqu’à leur existence.

…Jusqu’à ce que l’une de mes blogueuse préférées – j’ai nommé la pétillante Julie alias Friendly_Beauty – parle de ses récents achats de Fleurs de Bach dans cette vidéo (à partir de 7:02) :

Et là, allez savoir pourquoi, j’ai été convaincue ! Convaincue du caractère efficace des Fleurs de Bach. Convaincue de leur pouvoir de régulation sur les émotions négatives.

48 heures plus tard, je passais ma commande sur le même site que Julie, mais n’achetais pas les mêmes fleurs : mon choix s’est porté sur « Clematis » et « Wild Rose », plus appropriées à mes problématiques (du mal à profiter du moment présent, une certaine propension à se projeter sans cesse et à fantasmer le futur, une fuite en avant perpétuelle dans la rêverie pour échapper à une réalité décevante…).

Comme vous vous en doutez certainement, il y a un véritable débat autour des vertus des Fleurs de Bach : tandis qu’il y a des personnes qui ne jurent que par elles, d’autres affirment que leur prétendue efficacité ne tient que de l’effet placebo.

Perso, après 2 semaines d’utilisation, je pense qu’il est trop tôt, pour moi, pour vous donner un avis éclairé sur la question…  Néanmoins, s’il y a bien une chose que j’ai notée depuis que j’en prends, c’est ce sentiment de fierté de faire ce qu’il faut pour régler mes petits problèmes intérieurs. Et puis, je sens aussi en moi une certaine force tranquille, comme si le fait d’ingérer ces « 2 gouttes sur la langue, 4 fois par jour » avait un effet immédiat : concrètement, j’ai le sentiment actuellement de moins rêver à un futur qui serait parfait et magique, mais à davantage être ancrée dans le « ici et maintenant ».

Affaire à suivre…

2)Virginie Grimaldi:

Avant de devenir une romancière aussi connue que talentueuse, Virginie Grimaldi était d’abord une blogueuse, à la plume incisive et pétillante, qui sévissait sur « Femme Sweet Femme » sous le pseudo de « Ginie ».

Je me rappelle que ses posts étaient souvent en une sur Hellocoton (le célèbre agrégateur de blogs féminin). Bien que j’aimais son blog, je n’y étais pas suffisamment assidue.

Et voilà comment, un matin d’hiver 2016, alors que ça faisait bien 3 ans que je n’étais pas allée sur « Femme Sweet Femme », je me dis : « Tiens, et si j’allais faire un tour sur les blogs que je suivais en 2012 ? »…et alors là – BIM ! Dans mes dents ! -, je découvre, à la page d’accueil, que Ginie est devenue, non seulement, romancière – mais, en plus romancière à succès ! (le nom de Virginie Grimaldi m’était déjà familier de par le bouche à oreilles ultra positif, mais sans que je ne fasse le rapprochement).

J’ai commencé par me procurer « Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie ».

Coup de cœur monumental pour ce roman, à la fois captivant, sensible et délicat.

Au moment de refermer la dernière page, je me suis surprise à penser : « Elle va drôlement me manquer, Pauline Marionnet ! » (l’héroïne du livre).

Avec ce roman, j’ai définitivement attrapé le virus du VirginieGrimaldisme. Tant et si bien que, dans la foulée, j’ai fait l’acquisition de ses 2 romans précédents !

Actuellement, je dévore « Tu comprendras quand tu seras plus grande ». J’en suis au milieu du roman et, mon Dieu, qu’est-ce que je me régale !!

Ce qui est génial avec les romans de Virginie Grimaldi, c’est qu’ils font chacun plus de 400 pages : on savoure, on se délecte sans l’appréhension d’achever bien trop rapidement le roman.

Et ce qui est génial avec Virginie Grimaldi, elle-même, c’est qu’elle publie un roman tous les ans, depuis ses débuts en 2015 : d’ores et déjà, je trépigne d’impatience en attendant le cru de 2018 !!

3) La CSAO :

Depuis quelques mois – 5, pour être précise – je ne conçois plus de journée de boulot qui ne se termine sans une promenade piétonne dans le très branché quartier du Marais, avant de rentrer à la maison.

Certes, je ne suis pas branchée moi-même, cependant, j’ai une affection folle pour ce quartier qui a un charme de dingue !

Avec ses rues étroites et chargées d’Histoire, ses immeubles aux façades et portes typiquement parisiennes, ses innombrables galeries d’art et concept-stores, ses librairies aux noms évocateurs, ses restos aux offres adaptées à tous les palais et à tous les régimes alimentaires, sans compter les habitant.e.s et les passant.e.s qui ont tous/te.s une dégaine travaillée, il se dégage, de ce quartier, une énergie contagieuse qui met mon cerveau en mode créatif.

Le Marais, même quand tu as l’impression de le connaître sur le bout des doigts, parvient toujours à te surprendre. On ne se perd pas dans les rues du Marais. Jamais. On découvre, on flâne, on s’imprègne, on s’extasie.

C’est en essayant de rejoindre la rue du Parc- Royal, que je me suis retrouvée presque nez à nez avec une boutique dont j’ignorais jusque-là l’existence et qui répond au nom énigmatique de : la CSAO.

La boutique est tournée vers le commerce équitable, le développement durable et met à l’honneur l’artisanat de l’Afrique de l’Ouest (bah ouais : contrairement à ce que pensent certains esprits étriqués, l’Afrique n’est ni un pays ni une espèce de gros truc monolithique où les gens sont tous pareils, tous de la même origine, pensent tous de la même façon, s’habillent à l’identique et se nourrissent de la même manière. Ouais : de la même façon qu’il y a l’Europe du nord, l’Europe de l’est, l’Europe occidentale et les pays latins ; l’Amérique du sud en opposition à l’Amérique du nord, ben, il y a aussi des différences entre l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique centrale et l’Afrique méridionale et l’Afrique de l’est).

Après moult hésitations car j’avais envie de TOUT ACHETER, j’ai fini par me raisonner en pensant très fort aux impôts et au montant de ma taxe d’habitation à payer avant le 5 novembre prochain : 656, 42 euros. Effet glaçon immédiat.

Je me suis contentée d’acquérir ces deux objets tout mignons : un dessous de table composé à partir de différentes capsules et un papillon fabriqué à partir d’une bouteille de « Fanta ».

Le petit papillon me rappelle tellement – mais alors, tellement ! – mon enfance au Cameroun !

Je me souviens qu’alors que j’avais de beaux jouets flambants neufs, contenus dans de beaux cartons d’emballage, je voyais bien que d’autres enfants, du quartier, fabriquaient leurs propres jouets de leurs mains : le système D dans toute sa splendeur. Et déjà l’art de la récup’, à même pas 10 ans !

Je l’avoue : il m’arrivait de lorgner sur leurs jouets homemade, de l’envie plein les yeux !

Pour en revenir à la CSAO, je compte bien revenir bientôt ! Prochains achats prévus après le 5 novembre : les assiettes, ci-dessous, peintes à la main et romantiques à souhait, comme j’aime !

Je pense que Mr et moi mangerons dessus lors des grandes occasions !

4) Le Livre du Lagom :

Plusieurs livres sur le Lagom – entendez par là : l’art de vivre à la suédoise – sont parus ces derniers mois.

J’ai préféré acheter celui d’Anne Thoumieux. D’abord parce que je la suis sur Instagram depuis presque 2 ans et qu’elle m’a toujours paru sympa, accessible, pas prise de tête.

Impression confirmée par sa gentillesse, cet été, lorsqu’en août dernier, j’ai organisé une sortie avec les résident.e.s au Château de Versailles.

Le hasard voulait qu’Anne y soit allée quelques jours plus tôt et ait instagrammée sa sortie. S’en est suivie une conversation où je lui confiai mes doutes, mes appréhensions quant à cette sortie que j’organisais toute seule et où, pour la première fois, je serai la seule accompagnante. Elle a été à l’écoute, m’a rassurée comme elle pouvait, alors que je n’étais qu’une inconnue pour elle.

Alors quelques mois plus tard, lorsque j’ai su qu’elle sortait un livre sur le Lagom, je n’ai pas hésité une seule seconde face à la pléthore d’offres sur le sujet.

Les pays nordiques et moi, c’est une grande histoire d’amour depuis l’âge de 9 ans.

J’ai toujours été fascinée par la Suède et la Finlande, sans jamais franchir le pas d’aller les visiter ou ne serait-ce que de me documenter sur le sujet, comme si je craignais d’être déçue si j’osais me confronter à la réalité…

Le livre d’Anne m’a permis de quitter la Suède fantasmée, de ma tête, pour affronter la Suède telle qu’elle est réellement.

Et je n’ai pas été déçue ! Bien au contraire ! Le livre d’Anne a réussi à me faire voyager sans décoller de mon lit. Aujourd’hui, j’ai désormais envie de m’offrir un week-end en Suède ! Et – soyons folle ! -pourquoi pas une semaine de vacances là-bas ! 

« Le livre du Lagom » m’a permis de connaître les us et coutumes du pays, suffisamment pour que je me dise que je pourrais y vivre sans difficulté : j’étais pratiquante du minimalisme bien avant que ce soit à la mode, j’aime la nature et aime m’échapper de la ville dès que j’en ai l’occasion, je retire toujours mes chaussures avant de pénétrer chez moi (et impose à mes proches de faire pareil).

La seule chose qui pourrait poser problème, c’est le fait que les Suédois.e.s soient apparemment friand.e.s de vêtements basiques aux couleurs classiques, de crainte de se faire remarquer…tandis que je ne jure que par le mix de couleurs vives et le clash des imprimés. Conclusion : si je vais en Suède et veux m’habiller comme j’aime, je risque finir pestiférée…

Tout ça pour dire que je vous recommande chaleureusement cet ouvrage, détaillé et vraiment complet, qui se déguste comme une belle part de flan pâtissier !

PS : La seule partie où j’ai sauté les pages, c’est celle consacrée au maquillage, tout simplement parce que je suis une femme Noire.

5) « Forgive Yourself » d’Inna Modja

Entre stress intense au boulot, nostalgie des vacances d’été et sentiment que le Temps s’écoule inexorablement pendant que je me meurs dans un métier qui ne m’enchante plus (vous me dîtes, si je vous fatigue avec ça, hein ?), autant vous dire la vérité toute crue : cette semaine, dans ma tête, c’était la symphonie n°9 du « Un Triste Monde ; Pauvre de moi » en mi mineur.

Ce qui me faisait du bien (outre la lecture de « Tu comprendras quand tu seras grande » dans les transports durant le trajet aller-retour du boulot), c’est cette sublime chanson d’Inna Modja, dont les paroles semblent avoir été écrites exprès pour moi.

En toute transparence, je dois vous avouer un truc : au clip officiel ci-dessus, je préfère nettement la version non-officielle ci-dessous, dont j’apprécie particulièrement l’esthétisme, l’émotion brute qui transparaît sur le beau visage d’Inna, – en plus de ses tenues, de ses différentes coiffures et maquillages.

6) Le magazine «  Vivre Paris »

Les adeptes du trimestriel auront perçu le changement.

Avant, « Vivre Paris », c’était un magazine qui versait joyeusement dans l’esprit « good vibes only ». C’était nickel pour se détendre et j’aimais bien.

La part belle était faite à un #parisjoli #parissecret de carte postale : les rues cachées, les lieux huppés, les bonnes adresses, les place to be, les demeures chiquissimes à la déco parfaite. Il y avait aussi les interviews de créatrices/créateurs vivant – ou ayant leurs boutiques – dans les plus beaux endroits de la capitale.

Et puis, POW POW POW ! Tout a changé !

Depuis septembre dernier, sous la direction d’Estelle Surbranche, promue nouvelle rédactrice en chef, le magazine a pris un nouveau tournant.

L’esprit « good vibes only » se conjugue désormais avec des articles mêlant thématiques de fond, problèmes concrets des parisiens et sujets légers. Cocktail gagnant ! J’adhère ! 

D’ailleurs, à lui tout seul, l’édito d’Estelle donne le ton de cette nouvelle formule ! (« Lettre à Anne (Hidalgo)  » à lire gratuitement sur le site vivreparis.fr )

7) Ce T-Shirt gris de Happy C :

…que j’aime sniffer quand Mr n’est pas là (ce qui arrive souvent, vu que nous n’habitons pas ensemble et nos pénates respectives sont plutôt éloignées géographiquement l’une de l’autre).

Confidence – et ça doit rester uniquement entre nous, hein  -: ces derniers jours, je le prends tout contre moi pour dormir avec, comme un doudou. Même que, quand je me réveille en pleine nuit, les yeux encore engourdis par le sommeil et aveuglée par la pénombre, je le cherche en tâtonnant de la main, si je ne le trouve pas immédiatement contre moi. Et alors, je ne peux me rendormir que si je l’ai à nouveau tout proche de moi.

Confidence bis et je suis sérieuse, hein : ça doit rester vraiment entre nous, hein ! – : en tant que femme indépendante, ça me perturbe un p’tit peu quand même, cette addiction au t-shirt gris….

Au départ, j’ai cru que ce n’était qu’une question d’orgueil…

Puis, à force d’y réfléchir, je me suis rendue compte que la raison pour laquelle je dors en cachette avec le t-shirt d’Happy C et prends grand soin de le lui dissimuler, la raison aussi pour laquelle je me demande fréquemment si je ne trahis pas le féminisme en ayant besoin du t-shirt de mon mec comme doudou quand il n’est pas là, c’est parce que je crains de ne pas être vraie féministe, d’être une imposture, une hypocrite.

Et c’est là que je réalise que même si je me déclare ouvertement féministe, mon éducation sur le féminisme laisse encore à désirer.

Car, oui, au fond de moi, je pense sincèrement qu’on peut être féministe ET amoureuse de son mec ET avoir le sentiment que, sans lui, à nos côtés, la vie paraît fade et complètement déséquilibrée.

« Féministe » ne veut pas dire qu’on doit se suffire à soi-même et ne pas éprouver de manque quand son mec n’est pas là.

Je le sais bien, mais ce n’est pas encore ancré dans ma tête. Alors, j’y travaille.

Ce texte vous a été concocté avec passion par Liberty Riveter. 

Et merci à HappyC pour cette belle photo du ciel de Saint-Malo !

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