La symphonie du vagin vide

« J’en ai marre de ce vagin vide,

Marre, marre de ce vide !

C’était bien mieux avant,

Pénétrée jusqu’au trognon !

Oh oui, comme ça me manque

La coquine sensation d’être remplie !

Quand reverrai-je un pénis,

Faire ses va et vient,

sources de spasmes orgasmiques ?

Oui, quand reverrai-je et en quelle saison ?

Et quand ressentirai-je, à nouveau, mon rosé clitoris,

être chatouillé par un doigt autre que le mien ?

O comme ça me manque !

De voir mon corps secoué comme un papayer,

Sous les assauts saccadés

du pénis de monsieur. 

Heureux sera le mec qui fera un beau voyage

Entre mes cuisses et conquerra la toison

Mais quand reverrai-je ? »

Extrait du poème Miss Célibataire et la gestion de l’entrecuisse en feu (par votre dévouée hôtesse Liberty Riveter).

Dîtes, après lecture du texte ci-dessus (au fait, vous avez capté les références à « Marre de cette nana-là » de Patrick Bruel et « Ulysse » de Ridan ?) , on parie combien que vous êtes bouche grande ouverte, à la limite de la suffocation et yeux exorbités devant votre ordinateur, à vous demander : «  Euh…Mais…Non mais ???? Euh…Qu’est-ce que je viens de lire, là ?????????? »

Pas vrai ?

Pourtant, la frustration sexuelle, quand on est célibataire, c’est un vrai sujet !

Dans un 21e siècle sexuellement open, où « célibat féminin » ne rime plus forcément avec « régime au vagin sec et à la vulve sans eau », difficile, en effet, d’accepter la moindre frustration, tant l’offre érotique s’est enrichie avec la dédiabolisation des sexfriends et autres coups d’un soir pour les femmes célibataires (deux procédés permettant d’avoir sa libido repue, même en n’étant pas en couple).

 

Sauf que – et là : « Allô Houston, on a un problème ! » – on l’oublie souvent, mais il faut pourtant garder cette donnée en tête : les coups d’un soir et les sexfriends ne sont malheureusement pas de puissants antidotes contre la frustration sexuelle.

La preuve par 2 :

 

1) La vérité, c’est qu’au jeu du coup d’un soir ou du sexfriend, nous sommes face à un big tirage au sort, façon galette des rois: on ne sait pas si on va tomber sur la fève…ou pas !

 

Bah oui ! De la même manière que c’est pas du gâteau de rencontrer un homme qui corresponde à notre idée du partenaire rêvé, se dénicher un homme pour une ou plusieurs nuits torrides n’est ni plus facile ni plus simple ni plus rapide !

Car encore faut-il :

  • Avoir la chance de tomber sur un homme que nous jugerons appétissant,

  • Que ce même homme nous trouve délicieuse,

  • Que l’alchimie soit piquante

Et :

  • Que la drague soit fine, légère et surtout pas grasse.

En fait, les ingrédients indispensables pour une rencontre purement sexuelle sont exactement les mêmes que pour une rencontre sentimentale réussie.

Donc, oui, on peut aller à la chasse et rentrer, complètement bredouille.

2) Comme l‘abstinence et la frustration sexuelle grillent le cerveau, on oublie que les mauvais coups, ça existe et que tous les hommes ne sont pas des dieux du sexe.

  • Mec spécialisé dans l’éjaculation précoce (décollage et atterrissage en moins d’1 minute chrono ! )
  • Mec dont l’éjaculation refuse d’apparaître (même au bout d’une demie-heure de pénétration forcenée…) ( La barbe !) ( en plus, le lendemain, on a mal à l’intérieur des cuisses, à force de les avoir eu écartées trop longtemps pendant le missionnaire…)
  • Mec avec un pénis aux dimensions de mini-saucisses Knacki Ball de Herta (Ok, c’est pas la taille qui compte, mais difficile de ne pas partir avec à priori négatif).
  • Mec au maxi pénis, version taille d’un serpent à sonnettes (votre vagin tremble de peur).
  • Mec qui se prend pour un commentateur sportif au pieu : « Ouais là, c’est bon, bébé ! » + « Regarde comme je suis tout dur ! » + « Ouais, là, c’est toi qui me fais l’amour ! » (Il est comme un fond sonore irritant. T’as juste envie de lui crier : « TA GUEUUUUUUULE !!!! TU PARLES TROP !!! TU M’EMPECHES DE ME CONCENTRER !!!! »)

OU pire :

  • Mec qui s’encourage à haute voix pour ne pas jouir trop vite, en répétant en boucle : « Pense à Edouard Balladur, pense à Edourd Balladur, pense à Edouard Balladur ! » 

Il faut généralement 1 ou 2 mésaventures mémorables pour que l’on se souvienne que « Sexe avec mec » n’équivaut pas à « 100%plaisir garanti à tous les coups de rein !! ».

…Et c’est là que – Eurêka – l’on arrive à cette farandole d’idées : « Pourquoi dépendre de la verge d’un mec quand je peux me servir des ustensiles que Dame Nature m’a donné ? C’est-à-dire : mes doigts. Après tout, on n’est jamais mieux servie que par soi-même ! »

Ode à la masturbation féminine : jeux de mains, jeu divin !

L’équation est simple et les stats ne mentent pas !

Sexe avec homme = pas de plaisir garanti à 100 % = pas fiable.

Alors que :

Masturbation = plaisir garanti dans 99,999999 % des cas.

Masturbation = prise en main, par la main, de sa sexualité et de son plaisir féminin.

Masturbation = mitonner soi-même ses propres orgasmes.

Victoire !

…Enfin… Jusqu’au moment pourri où vous allez déchanter.

Parce que, hélas : même la masturbation n’immunise pas contre la frustration sexuelle !

 

Splendeurs et misères de la masturbation ?

 

Ah ça, vous l’avez pas vu venir, hein ?

Et pourtant, la masturbation, c’est l’incarnation du bon plan qui fait pshhhitt !

…Puisqu’ inéluctablement vient – LE jour – ou plutôt LE soir – où l’on découvre que la masturbation, c’est super, ça a un bon goût de reviens-y, mais, mais, mais… ça ne rassasie pas forcément la pratiquante !

Eh ouais !

Un index ou un majeur – même combinés – n’égaleront jamais ni la texture, ni la présence, ni le toucher et, encore moins, la pression sensorielle d’un pénis !

Un index et un majeur – ensemble ou séparément -, ça ne donne pas de coups de reins !

C’est CUL F D !

…Et, avouons-le : c’est terriblement frustrant !

Ce texte vous a été concocté avec passion par Liberty Riveter.

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