Marine Périn : parce que la défense des droits des femmes se joue aussi sur Youtube

Je me souviens très bien du jour où j’ai contacté Marine Périn.

C’était sur Twitter.

Après des mois à tergiverser en mode : « Nan, mais c’est une grande journaliste. Elle a plus de 20.000 abonné.e.s sur Youtube ! Elle passe à la télé ! Qu’est-ce qu’elle va en avoir à foutre d’une minuscule blogueuse comme moi ? », j’avais finalement décidé d’oser !

Oser lui demander de m’accorder une interview.

S’en est suivi plusieurs semaines de réflexion – encore ! – au sujet du contenu du message que j’allais lui envoyer.

Bah oui, il fallait que ce soit suffisamment drôle et attrayant pour susciter en elle, l’envie de me répondre, non ?

À la fin, fatiguée de moi-même, j’ai fini par lui envoyer ma demande, comme on jette une bouteille à la mer. Sans grand espoir. Mais, pour au moins me dire que je l’avais fait. Que j’étais pas une grosse merde et que j’étais allée au bout de mon idée, même si ça n’allait pas marcher.

J’y croyais tellement pas que j’ai envoyé ma demande d’interview sur un coup de tête, 5 minutes avant de quitter mon appart’ pour aller prendre le train (je partais en bénévolat humanitaire de 9 jours. Mission : s’occuper d’enfants et d’ados malades en séjour de rupture. Or qui dit « séjour de rupture », dit « 0 écran, 0 téléphone ». Durant ces 9 jours, même les bénévoles étaient coupés du monde pour montrer en quelque sorte l’exemple aux enfants).

Je suis partie, donc, en me disant qu’au moins je serais tellement occupée pendant ce bénévolat, que je n’aurais pas le temps de penser à la folie que j’avais commise (envoyer ma demande d’interview à Madame Marine Périn).

Je me suis félicitée de mon sens du timing : si j’avais envoyé ma demande en étant chez moi, j’aurais compté les heures, rafraîchi mon inbox toutes les minutes, puis déprimé et mangé toute la peau autour de mes ongles ! Or là, j’allais être loin et lorsque j’allais rentrer presque 2 semaines plus tard, et consulter ma messagerie, et voir qu’elle m’avait répondu un retentissant « Non merci » ou – pire ! – ne m’avait pas répondu du tout, eh bien, la déception serait bien moindre.

Je rentre donc.

Je consulte ma boîte mail et là – tremblement de terre ! – une notification twitter : « Marine Périn vous a envoyé un message ».

Le doigt tremblant, je clique.

Mes deux yeux tressautent.

Madame Marine Périn m’a répondu.

Et c’est un grand « Oui ».

Elle me demande de la contacter par une interview téléphonique, moi qui n’espérais pas mieux qu’une interview où je lui enverrais un questionnaire ! Incroyable, j’ai son numéro portable.

Youyouyou !

Je fais des grands sauts à la Sangoku.

Et je brandis des poings victorieux à la Mohamed Ali.

Je regarde le jour où elle m’a répondu.

Mince, c’était dès le lendemain de mon message !!!!

J’ai 10 jours de retard !!!!

Vite, vite, je lui réponds !

Mais, vous savez quoi ? Ce qui m’a le plus touchée, c’est sa réaction au téléphone, quand je lui ai avoué que j’avais été tellement émue et surprise qu’elle accepte que je l’interviewe : « Mais, je ne suis pas le Monde ! » s’est-elle étonnée.

Et modeste avec ça !

Non mais je l’aime et la respecte encore plus qu’avant !

Allez, trêve de bavardage ! (mais, il fallait ab-so-lu-ment que je vous raconter les ascenseurs émotionnels par lesquels j’étais passée).

Rencontre avec une féministe passionnante, une journaliste culottée et une femme d’une simplicité rafraîchissante, qui m’a d’une certaine façon, redonné confiance en moi en me rappelant (par son acceptation de l’interview) qu’il fallait toujours oser, oser et encore oser !

Bonne lecture !

 

  •             1) As-tu toujours été féministe ou est-ce que c’est une valeur morale qui tu as découverte plus tard ?

Je pense que j’ai toujours été féministe car quand j’étais petite, je ne supportais pas les injonctions d’être mignonne, Ce genre de trucs, ça ne me plaisait pas du tout, je n’avais pas envie d’être jolie et douce et gracieuse, j’étais plutôt ambitieuse et j’avais envie d’être badass ! Et du coup je ne mettais pas le mot « féministe » là-dessus mais c’était complètement ça, j’étais déjà dans le rejet de ces injonctions-là. Et après, en grandissant, par contre, je me suis politisée. J’ai pu placer le mot sur ce caractère et sur toutes les structures politiques et sociales que ça implique.

 

  • 2) Pourquoi as-tu ressenti le besoin de t’engager et de faire des vidéos Youtube engagées ?

J’étais journaliste et je ne m’épanouissais pas dans les médias traditionnels. C’est très formaté quand on travaille en presse écrite, écrire un article, c’est comme-ci comme-ça. Moi, en l’occurrence, c’était plus du journalisme télé, et j’avais envie de continuer à faire de la vidéo parce que j’aimais beaucoup tourner, j’aimais beaucoup monter, je trouvais que c’était un média qui avait de l’avenir et j’avais envie d’en faire sur internet. Sauf qu’il y a 2 ans, et aujourd’hui encore, c’était quand même pas gagné : les médias qui font de la vidéo sur internet, il n’y a pas grand chose de vraiment innovant. Et à côté de ça, je découvrais le monde de Youtube, où je voyais qu’il y avait une débauche créative dans tous les sens. C’était plus ou moins bien, mais il y avait vraiment beaucoup de choses qui se faisaient, sans contrainte de format, sans contrainte de minutage, etc…

D’ailleurs quand il y a des amis vidéastes qui doivent aller à la télé, ils me disent « 56 minutes ? N’importe quoi ! Pourquoi pas 52 ou … ? ». Parce qu’il faut mettre de la pub. C’est vraiment des contraintes comme ça. Donc, c’était d’abord une envie journalistique : je suis allée sur Youtube en me disant que j’allais pouvoir faire les vidéos qui me plaisent et m’amuser sur la forme, faire des choses différentes… En tout cas, expérimenter.

Et après, pourquoi le féminisme ? Ça doit faire 5-6 ans que je suis de plus en plus militante et engagée.Et j’en traitais un petit peu dans mon travail, mais je voulais me consacrer qu’à ça. Et j’ai aussi l’impression que journalistiquement, c’est un meilleur pari d’être très spécialisée dans un domaine que d’être généraliste, pour la qualité de son travail.

 

  • 3) Est-ce qu’il y a des gens qui ont essayé de te décourager à faire ces vidéos, que ça risquerait de te fermer les portes ? Est-ce qu’il y a une séparation entre la Marine qui fait son travail de journaliste et la Marine youtubeuse ?

Je suis en train de plus en plus mélanger les deux, donc il y a de moins en moins de séparation. Maintenant, mon but est de devenir journaliste uniquement dans le droit des femmes et d’être complètement indépendante. Je n’ai même plus envie de travailler pour des rédactions. Je suis en train de mettre ça en place, ce n’est pas du tout gagné encore. Mais le but, c’est de faire des documentaires, des choses comme ça autour de ces questions-là.

La seule fois où on m’a mise en garde, c’est quand j’ai fait une vidéo sur un harcèlement que j ‘avais subi quand j’étais à LCI. Les gens m’ont dit : « Mais tu cites la chaîne !? ». J’ai répondu qu’il n’y avait pas de problème, et d’ailleurs ça ne m’a posé aucun problème. Du coup, auprès de mes consœurs journalistes,et même de mes consœurs journalistes spécialisées dans les mêmes questions que moi, ça m’a plutôt fait connaître et ça m’a fait faire des rencontres. Donc ça m’a plutôt ouvert des portes. Je pense que c’est assez apprécié, comme démarche, de faire des choses sur des nouveaux médias, d’expérimenter dans une niche particulière.

  • 4) Quelle est la raison pour laquelle Youtube démonétise les vidéos ayant rapport à la sexualité des femmes et à leurs droits ?

Je pense que c’est un problème d’annonceurs. Youtube gagne de l’argent grâce aux publicitaires qui mettent les pubs sur les vidéos, et ces publicitaires-là ne veulent pas être associés à des vidéos qui pourraient leur donner une mauvaise image. Donc les questions de violence… Le problème, c’est qu’il y a la question des gens qui comme moi font des vidéos, des documentaires sur l’IVG, ou même des youtubeurs qui font des vidéos sur la guerre ou des trucs comme ça. Mais il y a aussi la question des vidéos de Daesh, des vidéos de propagande, où on comprend que les annonceurs ne veulent pas y apparaître. Et du coup, les algorithmes brassent large : si tu as le mot « violence », « viol », « guerre », etc… dans tes titres, ça tombe sur toi. Après, l’IVG, tu pourrais te dire que c’est un sujet très important, mais il y a en plus la morale puritaine américaine, où c’est beaucoup moins évident qu’ici. Il y a beaucoup d’annonceurs qui ne veulent pas être associés à cette question de l’IVG. Donc Youtube, pour des intérêts économiques, protège ces annonceurs.

C’est Youtube qui fait les choix, et comme on ne pèse pas lourd par rapport aux vidéos de divertissement qui font des millions de vues, ce n’est pas leur priorité en tant qu’entreprise.

 

  • 5) Comment expliques-tu qu’il y a des femmes qui se déclarent antiféministes (j’ai une théorie : elles se disent que si elles se déclarent féministes, ça fera fuir les mecs) ?

Il y a une part de ce que tu dis. Je crois qu’en sociologie, ça a été théorisé par plein de personnes, je pense notamment à Andrea Dworkin avec La femme de droite. Là c’est plus politique. Toi tu parles de la question de la séduction, et il y a aussi ça, je pense. Et il y a aussi le fait de bien coller au système dans lequel tu évolues. Et en principe, quand tu respectes les règles du système, tu es récompensée socialement. On décrit la femme de droite comme une femme qui va adopter, pendant sa vie professionnelle, les codes du masculin pour progresser et pour s’élever. Et qui, d’une certaine manière, se tire une balle dans le pied en tant que femme. Et qui tire une balle dans le pied aux femmes et au féminisme en général, mais a plus de chance de son côté d’avoir une réussite individuelle. En réalité, c’est un pari risqué parce que, quand tu étudies un peu ces questions-là, tu sais bien que tu perds à tous les coups quand tu es une femme, dans ces cas-là. Et après, je pense que c’est aussi du sexisme intégré, tout simplement. Du coup, ça peut être stratégique, mais une stratégie inconsciente, qui marche pour la séduction, la vie professionnelle, pour un petit peu tout.

 

  • 6) Tu es devenue végétarienne. Est-ce que ça a un lien avec le féminisme ? CF le livre « La politique sexuelle de la viande ».

Non, pour l’instant, ça n’a rien à voir (dans ma tête, en tout cas). Je n’ai pas lu ce livre-là mais je l’ai en tête. J’ai fait les analyses vite fait, mais je ne les ai pas assez travaillées pour dire que ça a un rapport. Je suis devenue végétarienne pour des raisons écolos. Pour l’instant.

 

  • 7) Tu animes un Podcast « La Bougeotte » avec tes consœurs journalistes Daisy Lorenzi et Laura Fernandez Rodriguez, sur le thème des femmes qui voyagent, un podcast entièrement consacré aux femmes qui voyagent en solo ou en groupe. Justement, que dirais-tu, pour l’encourager, permettre de dépasser ses peurs à une femme qui a peur de voyager seule ? (peur pour sa sécurité, même en groupe de femmes) C’est mon cas, j’en meurs d’envie, mais j’ai peur car je pense cumuler deux handicaps : le genre et la couleur de peau.

Mon expérience personnelle, c’est qu’un voyage que je voulais vraiment faire seule (Compostelle), j’ai commencé par en faire un petit bout accompagnée pour me rassurer et découvrir un peu le terrain. Je suis d’abord partie avec un copain pendant 10 jours, et l’année d’après, je suis partie un mois toute seule pour finir le chemin. C’est un premier exemple.

Il y a aussi la méthode des petits pas. Il n’y a pas besoin de se brusquer, donc on peut commencer par un weekend pas loin. Le fait de sauter le pas, on se découvre des capacités qu’on aurait pas imaginées. Tu te rends compte que sur place, tu es complètement autonome. Tu sais très bien tout gérer au quotidien. La plupart des voyageurs et des voyageuses te le diront : vivre en voyage, c’est comme vivre dans la vie quotidienne. Si tu sais vivre dans la vie quotidienne, tu sais vivre ailleurs. Tu vas trouver un endroit où dormir, tu vas trouver un endroit où manger. Et comme c’est l’essentiel, voilà, tu auras voyagé seule.

Après, ce que je conseille, c’est les groupes d’entraide, que je trouve vachement chouettes. Sur Facebook, il y a WeAreBackpackers, qui est très très gros. Et pour toi en particulier, je ne suis pas sûre de connaître exactement le nom du groupe mais je sais qu’il y a un groupe de femmes noires qui voyagent. Je me demande si c’est pas les Blackpackers, ou quelque chose comme ça ( ndlr : ils s’agit du groupe « We Are Blackpackeuses » crée par Titia Fry) Parfois, sur ce groupe-là, on soulève les questions de racisme en voyage. Il y a des pays où ce sera plus ou moins le cas, donc tu peux en parler avec les filles qui l’ont déjà fait. C’est aussi l’avantage des ces groupes-là, c’est que tu poses les questions : ça peut être sur des tout petits détails (il faut que je traverse la frontière entre le Népal et le Laos, comment faire ?) ou des sujets plus vastes (j’ai envie de partir là-bas mais j’ai peur, est-ce que c’est secure ? est-ce que vous me déconseillez des coins ?). Au début, j’y étais parce que ça m’intéressais, comme ça, et je me rends compte que c’est un énorme groupe d’entraide, avec des filles qui racontent, par exemple « Je devais partir en voyage dans un mois avec mon copain mais finalement on a rompu, je ne sais pas quoi faire, j’hésite à rendre les billets d’avion » et en général toutes les filles lui répondent : « Non, pars toute seule ! Fais ton voyage, vas-y ! ». C’est assez galvanisant, je trouve.

Et il me semble aussi qu’il y a un podcast de femmes noires qui voyagent aux États-Unis, si tu parles bien Anglais. C’est ce qui nous a inspirées, mais je ne me souviens plus de son nom.

Les seules choses sur lesquelles il faut te rassurer, c’est que tu vas réussir à gérer seule sur place, comme tu fais dans ta vie quotidienne. Et que tu ne vas jamais être seule, non plus : franchement, en voyage, quand tu pars seule, c’est naturel, tu rencontres des gens. Après, tu peux aussi vouloir être seule, parfois je pars seule en weekend et je ne vois vraiment personne. Mais sur le long terme, très souvent tu as envie de passer du temps avec des gens et on rencontre tout le temps des gens.

 

  • 8) Nous arrivons malheureusement à la dernière question : c’est le moment culture. As-tu des coups de cœur en matière de livres, film, musique à partager avec nous ? (pas forcément récents)

Alors… je vais dire des trucs féministes, tant qu’à faire.

Mon livre préféré de tous les temps, j’en ai déjà parlé dans une vidéo, c’est l’Art de la joie de Goliarda Sapienza. 

 

Je pense qu’il faut lire ce livre, c’est la définition de l’émancipation féminine. C’est la biographie romancée d’une femme sicilienne au cours du vingtième siècle et comment elle va s’émanciper de tous les carcans de genre avec son « pouvoir », ce qu’elle appelle l’art de la joie, c’est-à-dire le fait de toujours aller de l’avant. Là, je te le dis de manière très start-up nation, bien-être et tout, mais elle va faire de la politique, elle va changer beaucoup de choses au niveau de la maternité… C’est le livre que je conseille. Il est énorme, mais tu ne peux pas le lâcher.

Mes coups de cœur de cette année (mais j’en ai plein encore à lire), c’est Libérées ! de Titiou Lecoq, qui est vraiment génial, et, et là on est vraiment sur un essai très documenté et très académique mais il est vraiment très bien écrit et très intéressant.

 En finir avec la culture du viol de Noémie Renard (d’ailleurs elle sera dans ma prochaine vidéo). Il est vraiment très intéressant et creuse les racines de ce truc-là.

Donc ça fait trois bouquins.

Et tu voulais des films, alors là par contre je suis beaucoup beaucoup moins cinéphile et je fais assez peu d’analyse filmique…

Tiens, ça me fait penser : y a pas longtemps, je suis tombée sur une vidéaste sur Youtube, Sam Cockeye, qui a fait une très très longue vidéo, ce qui est une erreur sur Youtube, qui fait 52 minutes, sur les adolescentes dans le film d’horreur, avec beaucoup de sang, la métaphore des règles… j’ai trouvé ça super intéressant.

Elle analyse quatre films, du coup j’en ai regardé deux : Grave de Julia Ducournau, qui est sorti cette année et qui est vraiment bien ; et l’autre, je le recommanderais moins car c’est un peu un nanar mais c’est très drôle à voir quand même. Comme ça, ça change un petit peu des recommandations habituelles.

Et en musique, j’écoute Patti Smith, ce genre de choses dans le genre femme forte.

Voilà, ça fait quelques recommandations.

Oh, attends, j’ai un autre livre !

On est encore sur un essai, c’est assez politique, mais c’est pas grave, ça s’appelle Des intrus en politique, femmes et minorités, dominations et résistances de l’historienne Mathilde Larrère et la journaliste Aude Lorriaux.

C’est vraiment très intéressant, on voit les stratégies d’exclusion de ces personnalités politiques (Édith Cresson, Christiane Taubira…) et comment elles se les réapproprient aussi. Du coup, il y a beaucoup de questions sur les femmes, mais aussi sur les personnes noires, arabes… il y a toutes ces lectures-là.

Et effectivement, quand tu vois des personnes comme Christiane Taubira et Rachida Dati, elles se trouvent à l’intersection d’une double discrimination quand elles sont en politique, tu vois comment elles réagissent quand elles sont confrontées à ça. Elles n’ont pas toutes la même stratégie, et il y a notamment la stratégie de la femme de droite, je trouve. Et c’est plutôt drôle parce que c’est des femmes de droite qui la mettent en œuvre, comme Michèle Alliot-Marie. Elle a vraiment joué de cette discrimination qu’on voulait lui imposer depuis le début. Elle avait voulu entrer à l’Assemblée en pantalon, et on voulait lui interdire d’entrer avec ce pantalon. Elle avait répondu à l’huissier : « Pas de problème, je l’enlève ! » et il s’était vraiment retrouvé comme un con. Et c’est littéralement grâce à elle que les femmes peuvent se rendre à l’Assemblée en pantalon. Elle a retourné le sexisme à son avantage. Elle a été maire de Biarritz dans les années 70, et le Pays Basque était une région assez macho à cette période. Son adversaire l’a attaquée sur le fait qu’elle était une femme et qu’elle ne pouvait pas commander. Alors elle a basé toute sa campagne sur le fait que la mairie est la maison, le foyer. Et elle a gagné. En plus, elle est très intéressante dans le livre : à aucun moment, elle nie le fait que c’est sexiste et qu’elle l’utilise à son avantage.

Et on termine avec le documentaire d’Amandine Gay : « Ouvrir la voix ». Ca fait un an que je l’ai vu, mais il est incroyable ! Il y a même tout un chapitre sur les cheveux de ces différentes femmes noires.

…Ainsi s’achève cette interview de Marine Périn sur « Madame Sans Tabous ».

Mais la vérité, c’est que IRL nous avons papoté bien longtemps après la fin des questions. Combien de temps ? 30 minutes ? 1 heure ? Je ne saurais vous dire, car le temps était comme suspendu.

Merci encore, Marine, pour ta disponibilité et ta simplicité !

 

Encore plus de Marine Périn ?

Retrouvez-là sur Twitter : @MarinePerin

Sur sa chaîne Youtube  : « Marinette – Femmes et Féministes »  https://www.youtube.com/channel/UCcP3HpPMKiQHsj7qDzu3q6g

Sur Instagram : @marinetteperin https://www.instagram.com/marinetteperin/?hl=fr

Sur son podcast : « La Bougeotte » https://art19.com/shows/la-bougeotte

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