Mon bilan 2018 ! 1ère partie : les tops

Ça fait bien près de 12 ans que, l’irrécupérable anxieuse que je suis, a l’habitude de passer des fins d’année déprimantes.

D’abord, vers le 1er décembre, je commence à m’auto-torturer en me remémorant la liste des 100 000 intentions et objectifs, non tenus, que j’avais pourtant fièrement rédigés, le 1er janvier, de ma plus belle écriture, dans un carnet flambant neuf et tout mignon.

(Évidemment, ces intentions et objectifs sont censés m’aider à me métamorphoser en une nouvelle Liberty, épanouie physiquement, émotionnellement et financièrement).

Malheureusement, mes folles ambitions et surtout ma discipline se dégonflent telles un ballon au bout de 96 heures…Tant et si bien que, dès le mois de février, je suis infoutue de me souvenir de l’endroit où j’ai « rangé » le joli carnet, intitulé sobrement : « Liberty en route vers la réussite !!!!! Yeeee-haaah ! ! »

Ensuite, toujours vers le 1er décembre, la boule au ventre qui m’accompagne depuis septembre, grossit de plus en plus, parce que mon anniversaire approche. Encore un an de plus au compteur… vlan !

C’est déjà pas facile d’accueillir la nouvelle année quand on est insatisfaite à 95% de celle qui vient de s’achever, mais quand, en plus, on vieillit d’un an quelques jours plus tard, eh bien, laissez-moi vous dire qu’on a l’impression d’être un Titanic sur pattes !

Ajoutez à cela quelques pensées pessimistes sur la direction frustrante que prend ma vie professionnelle et vous obtenez le parfait cocktail pour une fin d’année au goût amer.

Pourtant, contre toute attente, cette année 2018 a été positive et réjouissante sur bien des points !

Ça faisait très longtemps – peut-être depuis 2007– que je n’avais pas été aussi en paix avec moi-même.

Bien sûr, il y a eu des moments de moins bien, des moments où j’ai été au fond du trou (on en parlera des « flops » dans le prochain article, la semaine prochaine ). Mais, mais, mais ! Objectivement, il y a eu largement plus de positif que de négatif.

Jugez plutôt !

Les tops de mon année 2018 !

1) J’ai osé aborder les personnes connues qui m’inspirent !

Fatou N’Diaye (@BlackBeautyBag), Gaëlle Prudencio (@gaelleprudencio), Danielle Ahanda (@bestofd)… 3 femmes lumineuses, brillantes, intelligentes et qui incarnent, en plus, l’humilité même !

Avant d’aller à leur rencontre, à chaque fois, j’ai hésité, débattu dans ma tête, eu peur de me faire rembarrer ou qu’elles soient antipathiques dans la vraie vie, et que de fait, je sois déçue.

Mais que nenni ! Avec chacune d’elles, j’ai pu faire un brin de causette dans l’excitation et la bonne humeur.

Chacune d’elles a réagi avec gentillesse et simplicité quand je l’ai abordée et à chaque fois, je suis repartie sourire aux lèvres. Avec en prime, ce grisant sentiment de ne plus être la pauvre petite chose peureuse que j’étais jadis, mais, au contraire, d’avoir surmonté mes pensées limitantes et d’en avoir été doublement récompensée.

Quand je repense à ces entrevues impromptues avec Fatou, Gaëlle et Danielle, je ne peux m’empêcher d’être surprise par ma propre audace, de constater le long chemin parcouru et de me dire que oui, rien ne paraît impossible !

 

        2) J’ai surmonté le syndrome de l’imposteur en osant faire des interviews avec des personnes fabuleuses !

 

Les doigts étaient tremblants à chaque fois que j’envoyais mes demandes d’interview…

Mais quelle fierté au moment de recevoir une réponse positive ! Et quelle joie intense, lorsque l’interviewée me renvoie le questionnaire (ou que je l’ai au bout du fil, dans le cas des interviews téléphoniques) !

Ensuite, vient le délicieux instant où je mets l’interview en ligne. L’extase ! Mon moment préféré !

Merci donc aux fabuleuses Miss Bavarde (@missbavarde), Emy (emy_en_equilibre), Pépite Sexiste (@pepitesexiste), Elawan (@elawan), Roselaure (@rose_me), Marine Périn (@MarinePerin)* et Le Kitambala Agité (@LeKitasagite)* pour leur disponibilité et le boost de confiance qu’elle m’ont insufflé.

* Leurs interviews seront publiées respectivement à la mi-janvier et en février !

 

3) J’ai pris le temps de prendre du temps pour moi !

 

Moins d’Instagram, de glandouille sur internet.

Moins de télé, d’ascenseurs émotionnels, d’intrusions du monde extérieur dans mon cocon.

Plus de lectures, d’écoute de musique, de mandalas à colorier, d’immersion dans la nature, de minutes à observer les nuages par la fenêtre de notre chambre.

Comme de par hasard, je me sens moins sombre, moins asséchée, moins amorphe, plus vivante, plus en paix avec moi-même et tellement plus légère !

 4) J’ai cessé de baver bêtement devant les jolis intérieurs des autres et décidé de prendre soin du mien !

Depuis notre déménagement en septembre, je me suis investie dans la déco du nouvel appartement. Mon objectif était d’y introduire de la verdure.

C’est chose faite ! Pour notre plus grand plaisir, désormais, nous cohabitons avec pas moins d’une trentaine de plantes, lesquelles procurent une vue apaisante partout l’on pose le regard.

5) J’ai entrepris un processus de réconciliation avec la nourriture.

En 2018, ma relation a été plus paisible avec la nourriture. Globalement, j’ai eu la meilleure alimentation de ma vie, comparé au 17 dernières années. Il y avait moins de culpabilité, moins d’obsession des calories et des kilos, moins de déséquilibres et de fonctionnement malsain.

À la place, j’ai développé une vraie curiosité culinaire, découvert et introduit de nouveaux aliments dans mon alimentation sans me soucier de leur facture calorique, de leur taux de gras (ça a été la révolution surtout au niveau des oléagineux !).

J’ai essayé de remettre la nourriture à sa juste place : la fonction nourricière.

6) J’ai fait amie-amie avec mon corps.

En 2017, après un rééquilibrage alimentaire, j’ai maigri.

En bonne habituée du yo-yo, tout l’enjeu en 2018 était donc d’éviter de reprendre tous les kilos perdus !

Mission accomplie ! Pour la première fois depuis de trèèèèèèèèès longues années, 2018 a été l’année où j’ai le mieux accepté mon corps.

Certes, j’ai pour projet, en 2019, de perdre encore quelques kilos, mais pour la première fois depuis l’adolescence, j’ai passé une très large partie de l’année sans me regarder dans le miroir avec dégoût.

             7) J’ai osé dompter ma peur des fourneaux !

Pendant longtemps, le fait que je ne sois pas un fin cordon-bleu a été source de critiques et moqueries à mon égard : « Tu n’auras jamais de mari ! », « Comment tu vas faire pour garder ton homme si tu ne lui fais pas de bons petits plats ? », « C’est pas normal pour une femme de pas savoir cuisiner », ai-je entendu mille et une fois, alors qu’enfant et adolescente, personne n’a essayé de m’apprendre à cuisiner ou même pensé à me transmettre l’héritage culinaire de mon ethnie d’origine.

Facile après de venir critiquer !

Pour mes tantes/cousines/amies de ma Mère, j’étais une anomalie. Pire, un être perdu ! (que voulez-vous ? Ne sachant pas cuisiner, j’étais déchue de mon genre féminin ; je n’étais donc plus qu’une… créature sans sexe).

Résultat de toutes ces années de raillerie : j’avais développé un complexe d’infériorité par rapport à la cuisine et n’essayais même plus d’apprendre, mes quelques tentatives culinaires – il est vrai, ratées – ayant été sanctionnées par encore plus de reproches.

En 2016, j’ai décroché un emploi d’animatrice et – pas de chance (en tout cas, c’est ainsi que je le voyais au début) -, la direction a voulu que l’éducatrice spécialisée, l’auxiliaire de vie et moi-même mettions en place des ateliers cuisine.

Mes 2 collègues, elles, sont des reines des fourneaux.

Moi, non.

Résultat : par la force des choses et même si ce n’était pas leur intention, j’étais un peu mise à l’écart. Et pendant les dits-ateliers, certaines résidentes du foyer – elles aussi, bonnes cuisinières – ont glissé quelques remarques peu flatteuses, concernant ma méconnaissance de la cuisine.

Dieu merci, il m’arrive d’avoir du répondant !

Bref, tout ça pour dire qu’en 2018, j’ai décidé de dompter mes complexes au fourneau et d’envoyer paître la peur du ratage !

Et j’ai bien fait ! Muffins, banana breads, quiches, tartes, galette des rois, cakes sucrés, cakes salés, j’ai essayé plein de recettes, ajouté un zeste de créativité et d’audace, plus une bonne louche de confiance nouvelle et obtenu la découverte d’une nouvelle passion !

Et SCOOP ! Je suis pas si nulle que ça en cuisine, finalement ! Je dirais même : loin d’être un cancre, je suis même dans le peloton des bons élèves !

Et à présent, ma cuisine est bien équipée : mixeur, batteur, four, hachoir. De quoi laisser libre cours à mes envies d’essayer de nouvelles recettes !

8) J’ai appris à voir la beauté dans les choses les plus simples.

Depuis que j’ai injecté de la verdure dans mon quotidien (plantes dans l’appartement, balades dans les parcs et les forêts), je suis davantage sensible à la beauté qui m’entoure…

Désormais, lorsque je regarde un film ou une série, je note quasi instantanément les (belles) plantes en arrière-plan du décor…

Quand je marche dans Paris, au lieu de ne voir que la grisaille, la saleté des rues, la pollution, la mendicité ou la prolifération à tout va des commerces de vêtements et de bouffe, mon œil – désormais affûté – repère sans le moindre effort les innombrables rebords de fenêtre fleuris et les balcons arborés. (effet bonne humeur garanti !).

Mes yeux aperçoivent aussi les petites herbes qui ont réussi à se trouver une place dans l’asphalte, que ce soit au pied d’un mur ou au bord d’une rue pourtant hyper passante.

Idem : les plantes qui font leur vie au milieu des rails du RER ne me sont plus transparentes.

Je remarque aussi la forme du tronc des arbres, l’épaisseur de leurs branches, la forme et les couleurs des feuilles, leurs racines.

Dans la rue, je me rends compte de la présence des fleuristes.

Dans les transports en commun (ou même lorsque je vais faire une tâche banale comme faire mes courses), je ne suis plus si déconnectée de mon environnement, si enfermée dans un tunnel de pensées, au point de ne même plus faire attention au spectacle gratuit et magnifique que nous offrent le soleil et la lune, chaque jour et chaque soir.

Je suis à nouveau capable de m’émerveiller ; j’ai retrouvé mon âme d’enfant. Celle-là même qu’on ne devrait jamais perdre, qu’on devrait préserver chèrement, mais qui, matraquée par les coups durs de la vie d’adulte, finit par rétrécir et s’éteindre.

J’ai compris 2 choses essentielles :

Un : on ne doit pas attendre d’être en vacances pour se donner la permission d’enfin se détendre et apprécier le décor autour de nous.

Deux : la beauté est partout. Seulement, la percevoir requiert d’être mentalement disponible, mentalement prête.

Avant, je ne l’étais pas. Maintenant, je le suis et je suis déterminée à entretenir cette vision, tant elle permet de voir la vie d’un œil neuf et positif.

Jamais, je ne me suis autant surprise à penser : « La vie est belle ! » (et pourtant, croyez bien que j’ai eu aussi mon lot de galères en 2018).

9) Je ne me projette plus trop dans le futur et ai renoncé à faire des plans à moyen ou long terme.

ce qui est une gigantesque RÉVOLUTION pour moi ! Car comme toute personne anxieuse, je ressens ce besoin impérieux de contrôler la Vie, préparer et prévoir le futur, faire des plans, anticiper de potentielles situations, me projeter sur de probables opportunités qu’il faudrait ab-so-lument saisir le moment venu.

Or, toujours vouloir anticiper, préparer le futur et être obnubilée par l’avenir, c’est créer le terreau de la déception avec un grand D, les choses se déroulant rarement comme on l’on a prévu !

N’oublions pas non plus que se projeter sans cesse dans le futur est un puissant indicateur que l’on n’est pas satisfait de son quotidien. Or, en fuyant son quotidien pour se réfugier dans les rêveries agréables que procurent ces projections dans le futur, on ne résout pas les problèmes de fond. On est tout simplement dans une triste fuite en avant, une fuite de la réalité.

On savoure mieux la vie quand on laisse le futur là où il est.

D’ailleurs, est-on même sûre d’en être ? Est-on certaine d’être encore en vie ?

Attention ! Je ne prétends pas être devenue experte dans l’art de vivre à 100% dans le moment présent.

Ceci dit, je constate que depuis que j’essaie de me satisfaire du présent, de ne plus être consumée par les projets à long-terme et de moins faire de plans pour l’avenir, je me sens tellement mieux dans ma peau !

Je suis beaucoup plus satisfaite de ma vie, en général. Je suis beaucoup plus sereine et moins dans la comparaison, quand je flâne sur ces rouleaux compresseurs de l’âme, que sont les réseaux sociaux.

 

10) J’ai été pro-active en prenant en main ma santé physique et mentale (ostéopathie, phytothérapie, sophrologie : j’ai testé les médecines alternatives)

Cette année, j’ai appris une leçon mémorable : concernant sa santé, il faut se documenter soi-même ET il ne faut pas considérer les médecins comme des êtres tout-puissants et infaillibles. Car ceux-ci ont des discours qui reposent surtout sur ce qu’ils ont appris, ce qu’on leur a enseigné et sur les statistiques.

La preuve par deux !

Exemple 1 : en 2017, suite à des fibromes utérins (j’en ai déjà un peu parlé sur le blog) qui me compliquaient la vie (règles hyper abondantes et pouvant durer une semaine et demi, envie d’uriner toutes les heures), j’ai subi une myomectomie cœlioscopique pour les retirer. Avec un risque de récidive quelques mois plus tard… Ce qui n’a pas manqué. Certes, les règles ne sont plus aussi abondantes et longues qu’avant l’opération, mais j’avais à nouveau un problème au niveau de la vessie.

Mon médecin, le gynécologue et le chirurgien s’accordaient à dire que c’était bien les fibromes qui causaient cette envie très fréquente d’uriner, mais personne ne me proposait de solution !

Toute seule, j’ai fait mes recherches et découvert que l’ostéopathie gynécologique, à défaut de réduire les petits fibromes, pouvait apporter un réel soulagement.

Au bout de la deuxième séance (et il y en a eu 5 au total) , il y avait déjà un changement radical ! Je revis, puisque je visite moins les toilettes publiques et je ne me lève plus 3 à 4 fois par nuit.

Et ce n’est pas tout !

L’une des séquelles post-opératoires est la présence d’adhérences au niveau de mon utérus. Adhérences qui aggravent les risques d’infertilité, déjà inhérents à la présence de fibromes.

Grâce à mes propres recherches et à des questions à plusieurs ostéopathes, qu’est-ce que j’apprends ? Que l’ostéopathie – encore elle ! – peut aider à traiter ces adhérences !

Je ne dis pas que ça marche(ra) à tous les coups. Mais, avouez que c’est déjà rassurant d’avoir des ébauches de solution, de savoir qu’il y a des traitements possibles, plutôt que d’être enfermée dans l’ignorance et la passivité, et croire qu’il n’y a rien à faire, qu’on ne peut que subir et compter sur une hypothétique chance !

Exemple 2 : déterminée à résoudre ce problème de fibromes sans passer une nouvelle fois par la case « opération et graves séquelles », j’ai creusé du côté de la phytothérapie et ai ainsi découvert les feuilles de framboisier, plante médicinale aux mille et une vertus sur l’utérus (et accessoirement, sur les fibromes et la fertilité).

Depuis 4 mois, j’en prends 3 tasses par jour et je peux déjà attester que je n’ai plus de douleurs menstruelles. Je les ai conseillées à une connaissance qui se gavait d’antibiotiques pour soulager ses douleurs pelviennes pendant son cycle. Eh bien, elle aussi est devenue une fervente adepte des tisanes de feuilles de framboisier, elle qui, habituellement, durant le premier jour de règles, était clouée au lit, trop pliée de douleurs pour pouvoir aller travailler.

Si les tisanes de feuilles de framboisier vous intéressent, sachez que vous pouvez les trouver aussi en pharmacie. J’achète les miennes auprès de la chaîne « Pharm’o’naturel ».

Autre révolution côté santé en 2018 :

Depuis 2 mois, je teste – avec succès – la sophrologie et fais le plein d’outils pour apprendre à gérer mon stress, mon tempérament anxieux, mes épisodes de fuite-dans-les-rêveries. Surtout, je découvre comment procéder pour être dans le lâcher-prise, comment retrouver un sommeil réparateur et, également, comment être toujours plus ancrée dans le moment présent.

Bien sûr, je m’efforce d’intégrer ces exercices dans ma vie quotidienne, de sorte qu’ils deviennent une routine aussi banale et nécessaire que manger, dormir et lire.

Ça fait tellement de bien de prendre soin de sa santé (physique comme mentale), d’accueillir le calme en soi, de se créer un univers paisible sur la durée. C’est tout ce que je nous souhaite, à toutes, pour 2019 !

Ce texte vous a été concocté avec passion par Liberty Riveter.

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