Peur de retomber amoureuse : tout sur la cupidon-phobie et les 4 symptômes qui montrent que vous êtes contaminée !

Bonjour, je m’appelle Liberty Riveter et pendant les 7 années où j’ai été célibataire, j’ai été porteuse du virus de la cupidon-phobie.

  I/-Définition : Mais, d’abord, c’est quoi, la cupidon-phobie ?

 

C’est une infection sentimentalement transmissible par les hommes. Elle affecte environ 75 % des femmes célibataires trentenaires.

Provoquée par de nombreuses désillusions sentimentales, la cupidon-phobie est plus communément appelée « peur d’aimer », « peur de retomber amoureuse » et « peur de s’attacher ».

Les célibataires contaminées par cette maladie sont habituellement pessimistes, résignées, méfiantes, – voire agressives et amères, pour les plus touchées d’entre elles (ok, c’était moi, à une époque).

Bien évidemment, la cupidon-phobie affaiblit la croyance en l’amour durable et parasite toute possibilité de bonheur amoureux.

Bref, c’est l’impasse !

II/- Le mode de transmission :

Un seul mode de transmission a été observé : la voie sentimentale.

Les uniques vecteurs transmissibles de la maladie sont les mecs foireux (les menteurs, les cocufieurs, les immatures, les pas fiables, les instables, les manipulateurs, les lâches, les égoïstes, etc, etc).

La célibataire trentenaire était d’un optimisme béat avant de croiser la route funeste de ces spécimens.

Ce sont eux qui, par leur comportement déplorable, ont empoisonné son cœur et la font douter de TOUT. Douter de sa valeur. Douter de sa capacité à aimer. Douter de sa capacité à être SINCÈREMENT aimée, un jour. Douter des hommes.

Ensuite, scénario classique : blessée, marquée et même – n’ayons pas peur des mots :traumatisée – celle-ci finit par se refermer dans sa coquille, à adopter une stratégie de repli défensif… qui mène tout droit à la cupidon-phobie… virus qui peut durer toute la vie et vous faire passer à côté de l’homme de votre vie.

III/- Les 4 symptômes qui montrent qu’on est contaminée :

L’on dénombre 4 symptômes très parlants :

Symptôme 1 : Vous ne pouvez vous empêcher de penser que chaque mec, qui vous aborde, est un cocufieur en série.

Généralement, on n’arrive pas à de tels degrés de soupçons permanents si on n’a pas déjà été trompée avant.

L’énorme sentiment de méfiance envers les hommes est donc proportionnel au sentiment immense de trahison que t’as ressenti (sentiment de trahison qui, lui-même, est égal à la force de l’amour pur et sincère que tu éprouvais pour le traître).

Perso, je sais que j’ai attrapé la cupidon-phobie après deux trahisons : celle de F-G -Mr Trahison n°1 (avec qui je suis sortie pendant 4 ans) et celle de L-Mr Trahison n°2 (avec qui il n’y eut qu’un flirt, mais suffisamment poussé pour que j’en tombe raide dingue amoureuse).

Trahison n°1 : tu sors avec quelqu’un pendant 4 ans… pour, ensuite, apprendre de la bouche de ta voisine, que pendant que vous étiez ensemble, celui qui était encore ton amoureux a voulu sortir avec la meilleure amie de la voisine et que celle-ci l’avait repoussé. Tu apprends aussi qu’il s’était présenté comme étant célibataire (alors que vous étiez officiellement ensemble et qu’officiellement encore, tout allait bien ! ).

Comme si c’était pas suffisant, tu découvres également que les meilleurs amis de F-G sont ceux-là même qui lui ont présenté la fille en question, en disant : « F-G et Z. sont bien assortis. Ils feraient un joli couple ! »

Hahahaha !

Et toi qui croyais que les amis de F-G t’aimaient bien !

Et toi qui n’as jamais eu le moindre mot de travers à leur égard ! Même qu’il y a eu des après-midis où toi, F-G et ses potes, vous rigoliez bien ensemble !

Trahison n°2 : sur un forum de discussions, je tombe sur L. (c’est lui qui m’a abordée en premier) (mais, c’est vrai que j’avais craqué sur lui bien avant et que j’avais tout fait pour qu’il me remarque).

Après plusieurs semaines de correspondance, le béguin se transforme en fol amour. Vous vous rencontrez en chair et en os et là, aussi, ça se passe bien. En apparence.

J’étais même persuadée que j’avais rencontré l’homme de ma vie (surtout que lui aussi avait l’air très amoureux). Et puis, un jour, une e-copine du forum t’envoie un message pour te révéler que L. la drague. T’es vraiment une idiote d’avoir cru compter pour ce type.

J’ai mis 1 AN ET DEMI pour oublier L. et pouvoir ENFIN aller de l’avant !

Résultat de ces 2 trahisons : au cours des années suivantes, dès qu’un mec me draguait, je ne pouvais pas m’empêcher de penser que c’est sûrement un cocufieur.

(*) Oui, je suis célibataire, le stress est parti, la vie est plus facile.

Exemple 1 : un type m’avait dragué au supermarché. Je l’avais gentiment mais fermement envoyé sur les roses. Et tout ce que j’avais pensé pendant qu’il me parlait, c’était : « Ouais, c’est ça, oui ! Je vais sortir avec toi et ensuite, tu dragueras tout ce qui bouge dans les supermarchés. Exactement comme t’es en train de le faire, là ! Et pendant ce temps, je t’attendrai sagement à l’appart’ en me disant naïvement : « Mon chéri, il est parti faire les courses pour qu’on puisse faire un bon dîner en amoureux, ce soir.» Je vais pas me faire avoir ! »

Exemple 2 : une autre fois, dans le RER, un mec plutôt séduisant m’a accostée. Et, pendant tout son laïus, la seule chose qui résonnait dans ma tête, c’était : « Merci mais non merci ! Je me demande si t’es pas un mec qui passe son temps à flirter avec les filles dans les RER, justement. Et ensuite, tu rentres à la maison, ni vu ni connu, je t’embrouille. On me la fait pas à moi !! »

Exemple 3 : l’anecdote m’ayant le plus marquée, c’est celle avec ce mec qui, dans le métro, est venu s’asseoir près de moi et m’a fait des compliments sur mes «très beaux yeux» (dixit) (ce qui déclencha illico presto un signal d’alarme dans ma tête : moi, beaux yeux ? Avec mon regard de myope ???? Moi, qui, à ce moment-là, avais les yeux plissés en permanence, pour cause de lunettes cassées ? ) ; ensuite, il m’a sorti un speech, comme quoi, il était humoriste, il m’a dit travailler avec un des membres de la troupe du Jamel Comedy Club et, ni une ni deux, m’a invitée à une représentation de stand-up qui avait lieu le soir même. Devant mon refus – et de venir à son truc de stand-up, et de lui passer mon numéro-, il me file le sien… que j’accepte par politesse. Difficile de refuser de prendre une carte de visite qu’on te tend… La seule chose que j’ai retenue, c’est : « Mouais…Humoriste…Il doit certainement user de son talent pour séduire les filles, non ? En plus, il est plutôt beau garçon… Je suis sûre qu’il doit draguer les filles par paquets dans le métro. S’il croit que je vais me faire avoir … ! »

Symptôme 2 : Vous êtes convaincue que votre instinct amoureux est complètement merdique. Résultat: vous n’avez plus confiance en vos choix, en votre petite voix intérieure. C’est l’impasse. Encore !

J’étais sortie avec des mecs qui me plaisaient beaucoup… et je m’étais cassée la figure (comme avec F-G).

J’étais tombée folle amoureuse de certains mecs…et je m’étais encore cassée la figure (comme avec F. et surtout avec L.).

Alors, je me suis dit : « Liberty, ma fille, peut-être qu’il ne faut plus que tu écoutes ton instinct. Si la petite voix de ton cœur te souffle : « Sors avec telle personne ». Ne le fais surtout pas ! L’expérience a montré que tu te trompes à chaque fois que tu t’ 6écoutes. À présent, si la petite voix de ton cœur te dit : « Ne sors pas avec X.» Au contraire, fais-le ! Sors avec ! »

 

Et même là, je me suis plantée ! Encore et encore !

La preuve, j’ai essayé avec Knacki Ball Boy (https://madamesanstabous.com/secours-ex-revient-4-signes-indiquent-ex-revient-de-mauvaises-raisons/) et P. : sauf qu’entre l’un qui me rabrouait tout le temps, et l’autre qui n’avait aucun scrupule à me poser des lapins, à la dernière minute, pour passer encore plus de temps chez sa Môman et son Pôpa, j’ai été servie !

Échouer… en sortant avec des mecs pour qui je n’avais même pas de coup de cœur, mais qui paraissaient fous amoureux de moi…

Même ces mecs-là réussissaient à me faire mal.

Le sentiment d’échec était d’autant plus violent, parce que je pensais que les choses seraient plus faciles avec eux, je pensais que ce serait du tout cuit, que je ne souffrirais pas, que je ne souffrirais plus, car ils étaient supposés me considérer comme une déesse, nom d’un chien !

La perte de confiance – envers les hommes, mais aussi envers moi-même – a été totale, à cette époque-là.

 

Symptôme 3 : Dès que vous rencontrez un mec, vous cherchez la faille en lui, vous l’attendez au tournant. Surtout quand vous sentez qu’il vous plaît beaucoup.

Ben oui : du coup, comme on est devenue méfiante envers les hommes, bah, un mec qui a l’air d’être bien sous tous rapports, ça te questionne, ça te paraît trop beau pour être vrai. Tu te dis qu’il y a sûrement anguille sous roche, le mec te semble suspect.

Sa gentillesse te met dans un état de stress de dingue !

Tu te répètes en boucle : «Mais qu’est-ce que ça cache, putaiiiin ?! Tout se passe trop bien pour que ce soit honnête. Il y a forcément un truc qui cloche et qui m’échappe !!! Il faut absolument que je découvre ce que c’est, avant que je ne m’attache à lui et qu’il soit trop tard pour protéger mon cœur !!! »

 

Symptôme 4 : Vous êtes immensément heureuse et soulagée d’être célibataire.

Ben oui, hein : à force de s’être cassé les dents, on est morte de peur à l’idée d’être cocufiée à nouveau, de souffrir, d’être blessée, d’être déçue, d’être trahie, de se sentir ENCORE dévalorisée et d’avoir, à nouveau, son estime de soi complètement ravagée (parce que quand tu as été trompée – que ce soit émotionnellement ou physiquement – tu finis toujours par te sentir moche, bête et pas digne d’être aimée).

 

Bref, le couple, pour toi, devient synonyme de danger.

Je me souviens que j’avais pitié de tous les couples que je croisais. Quand j’en voyais marcher main dans la main ou s’embrasser à pleine bouche, je plaignais la fille : « La pauvre ! Elle ne sait pas que ça finira mal à un moment ou à un autre… J’espère qu’elle ne souffrira pas trop… »

 

Parce que, tant qu’on est célibataire cupidon-phobe, on ne risque ni de souffrir, ni d’être trahie ou ni d’être déçue. Quel soulagement ! Pas de risques de disputes amoureuses, pas de peur d’infidélité, pas de prises de tête au sujet de la peur d’engagement de monsieur. La vie est moins stressante, quoi !

 

J’avais tellement peur de rencontrer quelqu’un qui allait déstabiliser ce nouvel équilibre et me faire mal à nouveau.

J’avais peur de l’amour, comme tout bon cupidon-phobe.

Peu à peu, mon célibat s’était donc transformé lentement, mais sûrement, en un magnifique château avec donjons et muraille pour me protéger. Une prison dorée déguisée en porte de secours.

 

IV/- Le traitement :

Le truc, c’est qu’il faut absolument arriver à ne plus avoir peur… à faire confiance… à ne pas mettre tous les hommes dans le même panier (facile à dire,  je sais, je sais !)

C’est tout un travail sur soi à faire. C’est dur, mais ça vaut le coup.

C’est vrai : aimer, c’est un risque que vous prenez. Oui, ça fout la trouille. Vous ne savez pas sur QUI réellement vous allez tomber, ni sur QUOI cet amour va déboucher.

Peut-être, qu’effectivement, vous allez droit dans le mur… Et peut-être que non.

C’est comme s’enfoncer dans la forêt et suivre un chemin au milieu des arbres sans savoir où l’on va exactement : on a le cœur qui bat fort, fort.

Il faut absolument se convaincre que : c’est pas parce qu’on sait pas où se termine le chemin que ça veut dire que c’est forcément la catastrophe au bout de la route.

Avoir confiance en SOI, en SA vie, en SON instinct, en SA chance. C’est le début de l’inattendu positif dans SA vie.

 

Ce texte vous a été concocté avec passion par Liberty Riveter.

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