S’aimer et se respecter : 8 signes qui montrent que vous avez entamé un processus de paix avec vous-mêmes

Respecter les gens, aimer les autres : c’est très facile !

En fait, dès l’enfance, nous sommes programmées à le faire de façon quasi- automatique.

S’aimer soi-même et se respecter, en revanche, ça, c’est une autre paire de manche et ça peut même être l’entreprise de toute une vie.

Mais, quand après de loooooooooooongues années d’errances, de chûtes, de contresens, de déséquilibres, d’auto-destruction et de dégoût de soi, on aperçoit ENFIN, au loin, une lueur, signe d’une distance réduite avec le bout du tunnel : oh mon Dieu, quelle joie !!!! Et quel soulagement aussi !!!!

En fait, tout se passe comme après un chagrin d’amour : vous avez pleuré pendant des mois pour un mec et soudain, un matin, vous réalisez avec stupeur que ça fait un bail que vous n’avez pas pensé à lui.

C’est ça, la Vie : il n’y a jamais de coup de tonnerre ni de roulement tambour pour vous signaler que ça y est : vous êtes passée à autre chose…

Concernant l’estime de soi, c’est le même scénario : après des années de travail sur vous-mêmes, un beau jour, vous constatez brusquement que vos rapports avec les autres se sont largement améliorés, vous remarquez que vous êtes moins dure avec vous-même, vous notez que la petite voix qui vous assénait tous les jours : « Tu es nulle, tu n’arriveras à rien, tu vaux rien et puis, d’ailleurs, t’es moche ! » est beaucoup moins présente et que, les rares fois où elle se manifeste encore, vous la faîtes taire sèchement.

Oui, on peut dire que vous avez changé. En bien.

Et si vous vous reconnaissez dans les 9 signes suivants, alors BRAVO ! Car cela signifie que vous avez courageusement entamé un processus de paix avec vous-mêmes.

Signe n°1 : Vous prenez soin de vous. Surtout lorsque vous n’allez pas bien.

J’ai été dépressive pendant 4 ans.

Au plus fort de ma dépression, je ne travaillais pas ; je souffrais d’insomnie et ne trouvais le sommeil que vers 7 heures du matin : résultat : je vivais en décalé ; je ne sortais que lorsque mon frigo était désespérément vide ; je restais en pleine journée, dans le noir, stores baissés ; je passais mes journées, allongée sur mon lit, vidée de toute énergie, ne me levant que lorsque ma vessie menaçait d’inonder le lit, si je ne trouvais pas la force de me mettre debout pour aller aux toilettes.

A un moment, j’ai même commencé à planifier mon suicide…que je comptais maquiller en accident pour épargner une trop grande douleur à mes proches…( j’espère que ce que je viens d’écrire ne vous choque pas ?) (Mais vous savez que ce n’est pas pour rien que mon blog s’appelle « Madame Sans Tabous », n’est-ce pas ?).

Mon opinion, c’est que la dépression est le cancer de l’âme. Je pense sincèrement qu’à partir du moment où l’on a eu cette saleté une fois dans sa vie, peu importe que cela remonte à l’adolescence ou à une date plus récente : désormais, on porte une fêlure en soi, pour toujours.

Aussi, on ne pourra jamais dire qu’on est définitivement guérie de la dépression : on est « juste » en rémission. Avec, donc, un risque de rechute…

Il vous faudra toujours être vigilante, traquer l’apparition du moindre symptôme inquiétant, surveiller étroitement son état d’esprit, ses émotions.

Quand la tristesse devient mon humeur quotidienne et que la vie n’a plus de goût, quand je n’ai plus envie de rien et que ça fait plusieurs jours que ça dure, il me faut à tout prix combattre le mal en continuant à pratiquer coûte que coûte, jour après jour, au moins une de mes activités préférées : lecture, cinéma, balades, sport, cuisine, etc. Parce que c’est le seul moyen d’empêcher ma dégradation morale et physique, le seul moyen d’enrayer la chute, le seul moyen de ralentir la progression des pensées sombres, du type : «Tu sers à rien ! », «Tu vaux rien !», «Tu réussiras jamais rien !».

Je me force à faire les choses qui me font vibrer en temps normal : je me force à lire (ça me détend et, surtout, la lecture d’un bon roman ou d’une bonne BD me procure toujours le sentiment d’avoir passé une journée belle et fructueuse), je me force à écouter de la musique des artistes que j’adore (ce qui me pousse à danser et donc, à retrouver de l’énergie), je me force à regarder une série drôle (« Malcolm » et « Friends » font très bien l’affaire. Et entendre le son de mon rire me fait me sentir vivante).

Signe n°2: Vous ne laissez plus personne CONFISQUER votre temps.

A une époque pas très glorieuse de ma vie, je laissais les gens contrôler mon temps. J’avais beaucoup, beaucoup de mal à refuser une invitation, une sortie qui ne m’intéressait pas ; c’était impossible pour moi de refuser de rendre un service, même quand le service en question était un vrai foutage de gueule (je me souviens, une fois, être allée accompagner une prétendue amie jusqu’à son lieu de travail, parce qu’elle ne voulait pas être seule durant le trajet en tramway et bus ; j’avais une lessive, mon ménage et des courses à faire…J’ai tout plaqué pour l’accompagner. Bilan : 1h15 de transport aller, 1h15 de transport au retour. Je me suis sentie bien bête, lorsqu’elle m’a dit au revoir, pas le moindre merci et est rentrée dans l’immeuble où elle travaillait, tandis que moi, j’ai dû prendre le bus du retour, toute seule et avec le sentiment d’être la dernière des imbéciles…Tu m’étonnes qu’à l’époque, les gens me marchaient fréquemment sur les pieds !)

Avec la maturité et un million d’autres mésaventures humiliantes plus tard, j’ai pigé un truc : Le temps, c’est le pouvoir. Quelqu’un qui vole ton temps = c’est quelqu’un qui a du pouvoir sur toi = c’est quelqu’un qui te contrôle = c’est quelqu’un qui te domine.

Alors, on gère son temps intelligemment en accordant la priorité à soi d’abord ET aux personnes chères qui nous ont prouvé leur amour inconditionnel, leur présence, leur soutien indéfectible, leur confiance, leur loyauté.

Comme dit le proverbe : « Il faut arrêter de traverser des océans pour des gens qui ne sauteraient même pas une flaque d’eau pour toi.»

C’est dit !

Signe n°3 : Avec les êtres humains, vous fonctionnez désormais selon la stratégie du miroir, telle qu’érigée par l’unique, le grand Jay-Z : « Je fonctionne comme un miroir. Si tu es cool, moi aussi, je serai cool et le dialogue pourra commencer. La façon dont je me comporte avec toi, est le reflet de ta propre conduite. Si tu n’aimes pas ce que tu vois, c’est que tu as fait quelque chose. Si je suis froid avec toi, c’est parce que tu l’es.»

Résultat des courses : vous n’êtes plus dans la déception relationnelle ; vous ne subissez plus les relations humaines ; vous n’êtes plus là, à donner 1000000000% et à recevoir des miettes en retour…pour, ensuite, trimballer un perpétuel sentiment de trahison.

Fini le temps où vous vous sacrifiiez pour les gens; le temps où vous étiez la confidente mondiale des âmes égarées ou encore la conseillère universelle qui-veut-sauver-tout-le-monde-et-aider-les-gens-qui-ne-vous-ont-rien-demandé.

Désormais, vos relations avec les gens sont plus saines, plus équilibrées.

Désormais, c’est donnant-donnant.

Car ok, certes, il faut donner sans attendre en retour, mais encore faut-il être judicieux dans le choix des gens à qui l’on décide de donner.

Oui, vraiment, ça vaut le coup de répéter encore et encore et encore et encore l’adage : «  Ne traverse pas des océans pour quelqu’un qui ne franchirait pas une flaque d’eau pour toi. ».

Et surtout, ne pas donner dans la seule intention d’être aimée en retour ou par unique désir de reconnaissance.

 

Signe n°4 : Vous portez des dessous jolis ET neufs.

Finis, les soutien-gorges aux bretelles distendues ! Mes seins méritent mieux !

Finies, les culottes trouées et déteintes ! Mes fesses valent mieux !

Maintenant, je sais que jeter de la lingerie usée jusqu’à la corde, n’est en aucun cas un gaspillage d’argent, car une piteuse allure va généralement de pair avec un mental en lambeaux.

Loin d’être une preuve de superficialité, revêtir de jolis dessous est – bien au contraire – un geste de tendresse envers soi, un acte qui dit « Je ne me fais pas belle pour les autres, je ne me fais pas belle uniquement pour des spectatrices et des spectateurs. Je me fais belle ET je me fais du bien pour moi.».

Et ça, c’est peut-être même LA plus belle preuve d’amour que l’on puisse faire à son corps.

Signe n°5 : Vous prenez conscience des petits plaisirs simples de la vie.

Désormais, vous parvenez à discerner ce qui a été positif dans votre journée, ce qui illumine votre quotidien, ce qui vous a fait sourire, ce qui vous fait du bien.

Ces petits plaisirs simples ne sont plus invisibles. Vous n’êtes plus engluée dans une grosse bouillabaisse d’émotions où seul prédomine la morosité, le négatif, le mal-être et une absence de joie de vivre.

Je ne mange plus machinalement : je me rends compte du bon goût de beurre salé qui se marie à merveille avec le délicieux pain à la mie dense et fondante de mon boulanger préféré.

Je ne suis plus en hyper activité, le soir, quand je rentre du boulot : je prends le temps de me poser et d’apprécier un bon film qui passe à la télé, au lieu de tenter de regarder le film en question tout en surfant sur internet, avec 5 onglets ouverts sur l’écran.

Quand je marche dans la rue, j’essaie de concentrer mon attention sur les belles façades, les portes majestueuses, les magnifiques immeubles haussmanniens, plutôt que de marcher machinalement, d’un pas rapide, sans même remarquer la beauté qui m’entoure.

Signe n°6 : Vous essayez de profiter de votre vie au maximum, même si celle-ci ne vous satisfait pas à 100%.

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été une grosse rêveuse, spécialisée en projection dans un futur très idéalisé. Conséquence : quand le réel ne me convient pas, je cours me réfugier dans l’imaginaire.

Conséquence n°2 : j’ai le plus grand mal à profiter du moment présent.

Conséquence n°3 : avant de rencontrer ma psy, je m’empêchais de vivre, pensant que ce n’était que lorsque j’aurais atteint tous mes objectifs, que je pourrais m’autoriser pleinement à profiter de la vie.

(Mes objectifs étant pêle-mêle : quand j’aurai maigri, quand je serai embauchée comme chroniqueuse dans un magazine féminin, quand j’aurai un blog à succès, quand j’habiterai dans un bel appartement lumineux et spacieux, quand, quand, quand, quand…)

Rendez-vous compte que j’ai toujours aimé les fleurs en appartement et que jamais, je n’avais ne serait-ce qu’envisagé d’en acheter pour décorer le mien !

Pourquoi ? …Parce que j’attendais l’appartement de mes rêves avant de le faire…

Ma psy m’a alors fait comprendre que je me punissais, que je me privais injustement de petits plaisirs pouvant embellir mon quotidien et que, ce faisant, je m’empêchais d’apprécier la Vie.

Cette conversation m’a beaucoup fait réfléchir et lentement, doucement, elle a fait son chemin dans ma tête.

Depuis, dans mon appartement, j’ai 4 plantes que je chéris et dont je prends plaisir à m’occuper. Et le plus beau, c’est que chaque fois que je les regarde, je me dis : « Yes ! Je l’ai fait ! » et je prends mesure du chemin parcouru.

Dans le même registre, à présent, quand je m’offre des chaussures, des vêtements ou de beaux objets déco, je les utilise dans les jours qui suivent. Plus question d’acquérir des mignonneries qui vont rester 1, 2, 3 ans (!!!!!!) dans mes placards, tout ça parce que j’attends LE bon moment pour les étrenner (traduction-punition: quand je serai satisfaite de ma vie à 100%).

Signe 7 : Plaire aux hommes, aux collègues, aux amies, aux voisins, aux amis des amis des amis, BREF !, aux gens en général, vous vous en tapez le cocotier !

Et depuis, votre vie a changé du tout ou tout !

Vous êtes de plus en plus respectée et vous vous faîtes de plus en plus respecter.

Vous n’êtes plus transparente ni influençable. Vous savez vous affirmer. Vous ne vous excusez plus d’exister. Vous n’êtes plus cette petite chose connue pour son extrême docilité. Vous n’avez plus de problème à dire NON quand vous le pensez. Tout ceci vous apporte une tranquillité d’esprit et un respect retrouvé de vous-même, car vous n’êtes plus dans les actes qui vous font vous sentir comme une merde.

Résultat : terminé les : « J’aurais dû dire ceci, j’aurais dû faire ça » et autres ruminations qui assaillent l’esprit des personnes qui se font malheureusement dominer par les autres.

 

Signe n°8 : Votre mantra, c’est à présent le refrain de cette chanson de Tonton David que vous chantiez à tue-tête quand vous étiez au collège : « Chacun sa route, chacun son chemin, chacun son rêve, chacun son destin. Passe le message à ton voisin.»

En effet, après avoir vu divorcer des couples dont l’alchimie semblait plus indestructible que celle unissant Tristan et Yseult; après avoir vu des accidents de vie dramatiques (cancer, décès du conjoint, subits problèmes psy d’un membre d’une fratrie, burn-out ) secouer l’existence de gens dont la vie vous semblait trépidante et tellement merveilleuse, il vous est apparu qu’il ne fallait pas envier la vie des autres, ni jouer au jeu empoisonné des comparaisons.

Récemment, j’ai découvert un truc qui me laisse encore bien pantoise aujourd’hui : souvent, on croit qu’on a une vie de merde, on voit l’extérieur de la vie des gens et on les envie benoîtement. Et pendant ce temps-là, on ne se rend pas compte que quelqu’un, près de nous ou quelque part dans le monde, idéalise notre vie tout aussi benoîtement… et – incroyable mais vrai ! – nous envie également et pense qu’on a une vie super chouette !

Moralité : « Ne jamais comparer l’extérieur de la vie de quelqu’un avec l’intérieur de ta vie à toi ».

A bon entendeur, salut !

Ce texte vous a été concocté avec passion par Liberty Riveter.

Et un MERCI GEANT à Happy C pour son talent photographique !

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