S’autoriser à bloguer librement et sans peur (Billet-confession #1 )

Il y a quelques semaines, j’ai eu envie de mettre mon cœur encore plus à nu sur ce blog.

J’avais une idée de billet d’humeur, je voulais parler des angoisses que je ressens depuis quelques semaines.

Mais, rapidement, j’ai hésité.

  • Parce que c’était pas très positif comme idée d’article.
  • Parce que ce n’était pas un sujet « inspirant ».

Or, avoir une personnalité inspirante, créer du contenu inspirant, proposer un produit inspirant, c’est un peu l’injonction par excellence depuis 2-3 ans sur les blogs et Instagram.

  • Parce que je n’allais pas me montrer sous un jour flatteur.

J’allais être émotive, vulnérable, peut-être même franchement pathétique. Tout le contraire de la personnalité inspirante, quoi.

  • Parce que – et ça, c’était LE point qui me stoppait net dans mon élan – je ne voyais pas comment l’article en question allait avoir de l’intérêt pour vous.

Soyons honnêtes : de nos jours, les blogs ne sont plus les journaux intimes en ligne de jadis. On n’y conte plus tellement ses états d’âme, sa petite vie.

Désormais, le blogging a pris une tournure utilitaire : les articles de blogs sont dans le pratico-pratique, le développement personnel ; les blogueuses distillent des conseils, astuces et inspirations sur plein de thématiques (pour mieux vivre (#slowlife), pour mieux se recentrer sur sa vie, pour mieux manger (#healthy), pour mieux s’habiller (#ootd, pour savoir où #shopper les dernières pièces à la mode, pour mieux gérer sa carrière pro, pour mieux décorer son appartement (#madecoamoi) , pour mieux gérer son temps, pour mieux s’organiser et avoir une meilleure productivité, pour adopter les bons gestes écolos (#gogreen), pour aider à faire une transition vers le zero déchet (#zerowaste #zerodechet) et une mode plus responsable (#moderesponsable #sustainablefashion), pour mieux bloguer (#bloggerlife), pour cuisiner #veggie, pour avoir une meilleure routine beauté,etc, etc.) ; elles nous communiquent leurs bonnes adresses dans telle ou telle ville, elles font bénéficier de bons plans, bons d’achat et autres codes promos aux membres de leur communauté; elles font découvrir de nouveaux produits censés être utiles à leurs lectrices.

D’ailleurs, le mot « partage » revient fréquemment dans leurs posts. Or, qui dit « partage » sous-entend « générosité », « être tournée vers autre chose que sa petite personne ».

Comment un article recensant les pensées agitant mon petit nombril allait être digne d’intérêt pour vous ? En quoi allait-il vous aider ? (en rien) En quoi allait-il vous être utile ? (en rien).

Ma démarche, avec cet article, était donc à contre-courant. Et ça, ça m’embêtait un peu. J’avais le sentiment de m’apprêter à pondre un texte égotiste, creux et totalement inutile.

Mais, surtout, j’appréhendais également vos réactions derrière l’écran.

Je me disais que vous alliez penser : « Et en quoi cet article nous concerne-t-il ? Tu t’es fait plaisir en l’écrivant, tant mieux pour toi. Mais, as-tu songé à nous ? Quelle est la plus-value de cet article dans nos vies ? »

Rien que d’imaginer ces réflexions, j’étais bloquée pour écrire.

Faire des articles plus généralistes, plus universels et où je peux (à mon humble niveau) raconter des leçons de vie et autres astuces glanées au fil de mes expériences personnelles (désastreuses ou non), je sais le faire – et je le fais souvent ici, d’ailleurs.

Reste que j’ai aussi très envie de – je réutilise cette expression employée plus tôt – de mettre mon cœur à nu, de me livrer totalement, limite sans pudeur et…sans tabous.

(Pendant qu’on y est, je pose la question : comment en est-on venu à avoir peur/honte de parler de soi sur son blog ? C’est un comble ! À la base, un blog, c’est forcément pour parler de soi (au moins, un peu), non ?)

J’ai choisi comme nom de blog « Madame Sans Tabous ».

Et c’est pas pour rien. C’était pas pour faire joli ou pour émoustiller les sens des uns et des autres.

C’était parce que j’avais – et je l’ai toujours d’ailleurs – cette folle ambition de faire un blog qui serait à la fois journal intime, carnet de bord et le magazine féminin dans lequel j’aimerais tant travailler (d’où les interviews et les articles un peu moins personnels).

En 2018, un blog a-t-il essentiellement vocation à être pourvoyeur de bons plans, astuces et inspirations pour la lectrice ? Un blog a-t-il essentiellement vocation à être un manuel de développement personnel en ligne ?

Je vais m’accorder la liberté d’écrire et publier des articles dont le but n’est ni d’être utile ni de véhiculer un message. Des articles qui n’ont pas vocation à aider, qui n’ont pas pour but d’inspirer/motive, qui n’ont pas pour ambition d’avoir une morale de l’histoire à la fin.

Ce seront des articles 100% introspectifs, intimes, peut-être sans queue ni tête, qui existeront parce que j’aurai éprouvé le besoin de :

  • Envoyer se faire foutre la gêne, la honte et la crainte du jugement,
  • Mettre mes mots les questions même-pas-existentielles que me trottent dans la tête
  • Exprimer des pensées peut-être-pas-très-glorieuses-mais-je-m’en-fous
  • Régurgiter les peurs qui me bloquent et les doutes qui m’assaillent, me ralentissent.

Voilà, c’est dit.

Et c’est donc sur ce, que j’introduis – ta-daaaaaaaaa !le premier article d’une longue série de billets-confessions.

Préparez-vous à être surprises !

 

Ce texte vous a été concocté avec sincérité par Liberty Riveter, très fière de l’avoir ENFIN publié, après seulement 24 jours de tergiversations .

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